Histoire, mémoire, identité « les enjeux », Reynald Secher était à Toulouse, mardi

Histoire, mémoire, identité « les enjeux », Reynald Secher était à Toulouse, mardi

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Mardi 21 novembre, Reynald Secher était à Toulouse. Invité par le Chanoine de Ternay à la chapelle Saint-Jean-Baptiste, une cinquantaine de personnes ont écouté le père de la mémoire vendéenne sur le thème « Histoire, mémoire, identité : les enjeux ». Infos-Toulouse vous offre un résumé de son plaidoyer. 

« La Révolution française est avant tout une immense entreprise de déracinement. L’égalité, idéalisée à travers les écrits des Lumières, nécessitait la destruction de l’ordre ancien. Ces changements étaient de tous ordres : la « Nation » révolutionnaire se voulait en elle-même unique et indivisible, tous les particularismes locaux, traditions et langues régionales étaient des obstacles à cette unification. Par exemple en cinq ans, plusieurs milliers de villages perdirent leur nom car la construction sociale révolutionnaire de regroupement l’exigeait. Il y eut plusieurs événements majeurs : la décapitation du Roi, figure du père, qui avait dans l’esprit français une place capitale, de référence, et donc d’identité ; la nationalisation et la vente des biens de l’Église qui avait jusqu’ici une place inviolable dans la société. Les guerres de Vendée furent bien sûr l’expression la plus visible de l’horreur révolutionnaire, en ce que ces massacres étaient planifiés et surtout légalisés.

Ainsi la Loi présentée comme condition de liberté et d’égalité pour le citoyen a rendu possible cette extermination qui fut de fait le premier totalitarisme. Staline, Lénine, Mao et les autres figures du XXème siècle s’inspirèrent de la méthode révolutionnaire.

Il s’agissait à l’époque de créer « l’homme nouveau », d’enlever sous la contrainte les restes du passé afin d’aboutir à l’homme « libre ». La Révolution implique en effet l’oubli de ce qui la précède.

La Révolution française de 1789 n’est pas un événement dû au hasard, c’est un aboutissement, une étape. Elle n’a fait qu’institutionnaliser une révolution plus grande, intellectuelle : l’Humanisme, volonté de mettre l’homme à la place de Dieu. L’essence de cette révolution en question est la rébellion de la créature face à son créateur. Ainsi, l’humanisme naquit sous sa forme philosophique à la Renaissance, fut évidemment conforté par les Lumières, institutionnalisé par la Révolution française, et est encore présent au fil de l’Histoire : la loi de 1905 et la laïcité en est l’ultime exemple. Il convient d’ailleurs de remarquer que cette laïcité est intrinsèquement tournée contre la catholicisme, car elle est souvent unilatérale dans son application.

Conséquences aujourd’hui

Face à ces constats, l’enjeu fondamental est la transmission de la connaissance. Aujourd’hui l’enseignement est catastrophique. L’éducation nationale a par exemple déjà supprimé la philosophie de plusieurs séries au bac, l’Histoire est enseignée de façon thématique ce qui aboutit à une complète perte de repères (celle-ci devrait être abordée traditionnellement par l’étude de la chronologie, des faits, des grands personnages et de la cartographie). Cela a des conséquences tragiques : en témoigne par exemple la complète ignorance de nos dirigeants en la matière. Il est vital de réagir. Mettons nos enfants dans des écoles hors contrat, montons des associations de défense, des médias indépendants… L’éducation de nos enfants est la priorité, ils représentent l’avenir.

Face à cette idéologie du mécanisme révolutionnaire dont les effets anti-naturels sont la perte d’identité, le déracinement, l’oubli de notre histoire, réagissons et engageons-nous. »

Propos recueillis par J.P