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« Les nouvelles technologies : quelle éthique ? » compte rendu de la LMPT31

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manif pour tous ethique

Mardi 28 novembre avait lieu le premier opus de la série de conférence sur le thème « Les nouvelles technologies : quelle éthique ? ». Un des participants nous a communiqué ce compte rendu. 

« Mardi dernier, bravant les gros embouteillages combinés de la sortie d’Airbus et du Zénith où se produisait un artiste renommé, une cinquantaine de personnes étaient présentes pour écouter les intervenants.

Après le flottement des premières minutes dépassant l’horaire fixé, le Docteur Mazzone a décrit les missions d’un organisme créé en 2012, qui ne vise pas à la guérison des patients mais tente de pallier l’infertilité des hommes et permet aux couples d’avoir des enfants dans le cadre de la législation. Le CECOS 31 s’occupe du don de sperme, nécessairement anonyme et gratuit, de sa conservation, de l’affectation des paillettes à des couples en attente, du suivi des familles et quelquefois des enfants. Au travers d’exemples concrets d’indications mais aussi de contre-indications, le praticien nous a fait comprendre que le vécu des familles est toujours unique et que, la détresse de l’homme et l’intérêt de l’enfant sont pris en compte par les pratiques et par la réglementation.

Le directeur de l’Espace de Réflexion Ethique (EREMIP) dans le domaine des sciences de la Vie et de la santé, le professeur Jacques Lagarrigue et le docteur Catherine Dupré-Goudable, ont exposé les missions d’information et de formation de cet organisme régional, adossé au CHU. Chargé par le Comité National d’Ethique d’organiser pour notre région les consultations citoyennes pour la révision de la loi bioéthique 2018, des détails d’organisation très attendus ont pu ainsi être expliqués. Nous nous apercevons que les notions d’éthique guident les pratiques des personnels de santé, de la réflexion prospective : www.eremip.org, et à l’e-santé en passant par l’accompagnement des patients dans les cas de grande souffrance.

Philippe Soual, philosophe, a fait un brillant exposé, très percutant, pour définir le transhumanisme et poser la question : qu’est-ce que l’homme et quel est son génie propre ? L’enfant programmé par l’enseignement à atteindre des performances prédéfinies sans réfléchir, plutôt qu’à développer son potentiel infini d’intelligence, n’est-il pas déjà confondu avec une machine qui ne rend que ce qui a été programmé ? L’éducation à la place de critères de vie soutenus par la morale, met en place des conduites de réduction des risques, la morale étant réduite au minimum. L’homme a sur la machine un atout, sa capacité d’aimer et de se donner, même s’il y a souffrance. L’homme augmenté serait donc pour le philosophe, un homme diminué manquant d’amour et d’empathie.

Cette conférence introduit ainsi la prochaine réunion « Transhumanisme : le cyborg est-il l’avenir de l’homme ? »