Viols. 200 agressions sexuelles par mois à Toulouse

Viols. 200 agressions sexuelles par mois à Toulouse

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C’est un bien triste record pour la ville rose qu’a rapporté un reportage de France 3 en novembre dernier. 200 femmes seraient victime de viol ou de tentative de viols à Toulouse, tous les mois. Une situation qui ne semble pas prête de s’arranger.

Un phénomène endémique qui fait énormément parler de lui, en particulier depuis l’explosion de l’affaire Weinstein chez nos voisins d’outre-Atlantique. Au dernier trimestre de 2017,  le #balancetonporc et le #meetoo ont au moins eu le mérite de libérer la parole sur ce sujet puisque le nombre de plaintes déposées pour viol ou agression sexuelle a augmenté de 31,5 % par rapport à la même période l’année précédente. En 2017, 40.400 plaintes ont été enregistrés pour des violences à caractère sexuel, dont 16.400 pour viol, soit 1.367 par mois. Pour la seule ville de Toulouse, 200 femmes seraient victimes par mois d’un viol ou d’une tentative de viol.

Un phénomène en hausse

La parole des femmes se libère de plus en plus, en atteste le nombre de plaintes déposées, qui ne cesse d’augmenter d’année en année. Ce nombre a été multiplié par dix en France, des années 80 aux années 2000. Une augmentation en flèche qui témoigne également de l’accroissement de l’insécurité pour les femmes, qui sont 91 % des victimes de viol.

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Une insécurité que l’appareil judiciaire a beaucoup de mal à punir à cause de l’encombrement des tribunaux. Bien qu’étant reconnu comme un crime, 60 à 80 % de ces plaintes ne sont pas examinées en assises, mais en correctionnelle. Seules 1.500 condamnations sont prononcées par les assises chaque année, selon Le Monde Diplomatique.

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Que faire pour éviter les agressions et les viols ?

La première des mesures à prendre lorsque l’on sort dans les rues de Toulouse la nuit, est de surveiller sa consommation d’alcool. Une femme alcoolisée est une « proie » plus facile qu’une femme sobre. La seconde mesure concerne les trajets : il faut privilégier les retours en transports (type taxi, VTC), ou se faire raccompagner, non par une simple connaissance (74 % des viols sont effectués par une personne connue de la victime), mais par une personne totalement digne de confiance. Et surtout, rester attentif en toute circonstance aux signes extérieurs, comme le préconise Romain Carrière, fondateur de FAST Defense France. « Bannir les écouteurs, éviter d’avoir les yeux rivés sur le smartphone, et privilégier la vigilance ». La pratique du self-defense est aussi conseillée.

Mathieu Vergez