Le PS va t-il perdre son dernier bastion ?

Le PS va t-il perdre son dernier bastion ?

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Après l’annulation de l’élection de Joël Aviragnet (PS), les cartes sont redistribuées. Le scrutin partiel est prévu les 11 et 18 mars prochains et la campagne est déjà lancée. On fait le point. 

Il y aura bien un scrutin en 2018 en Haute-Garonne. Une nouvelle élection législative partielle est prévue dans le département de la Haute-Garonne les 11 et 18 mars prochains. C’est le mandat de député de la huitième circonscription qui est remis en jeu. Dernier territoire conservé par le Parti Socialiste, la victoire de Joël Aviragnet a été annulée par le Conseil constitutionnel, en décembre dernier.

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La raison ? Plusieurs irrégularités dont une commune « n’ayant pas transmis la liste d’émargement à la préfecture ». Les 64 voix exprimées dans ce village n’ont pas pu être prises en compte, « ne pouvant rendre possible le contrôle du juge électoral de la régularité des opérations électorales », comme l’a précisé le Conseil constitutionnel. 64 voix qui auraient pu avoir de l’importance, puisqu’au second tour, le PS l’avait remporté de 91 voix, sur La République En Marche, remontant plus de 7 000 voix de retards lors du premier tour.

Les partis forcés de se remobiliser

A un mois du premier tour, la campagne est relancée. Les candidats se déclarent et la course reprend. Les électeurs auront le choix entre Joël Aviragnet (PS) qui va tenter de regagner la confiance des habitants, Michel Montsarrat (LREM) en lice pour réaliser le grand chelem dans le département, Philippe Gimenez (France insoumise), Corinne Marquerie (PCF) et Marie-Christine Parolin (FN) ont d’ores et déjà annoncé leur candidature. Rien de nouveau, puisqu’ils étaient déjà tous en compétition en juin dernier.

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Seule exception notable, Philippe Maurin a été désigné par Les Républicains. Âgé de 63 ans, il était l’adjoint à la culture de la maire de Montauban, Brigitte Barèges. Une nomination compliquée pour le parti de Laurent Wauquiez, puisqu’aucun des noms pressentis n’a accepté de se présenter, certains ayant même quitté la droite pour rejoindre le parti d’Emmanuel Macron.

Au Front National, on y croit et on sort le grand jeu. Gilbert Collard est venu dimanche à Saint-Gaudens pour lancer la campagne de Marie-Christine Parolin, devant une centaine de personnes. Une venue de Marine Le Pen et Louis Aliot est également annoncée.

Déjà des enseignements ?

Depuis début janvier, pas moins de trois élections partielles sont à noter. Dans le département tout d’abord, à Auterive, la gauche a conquis la mairie avec 56% des voix. Au premier tour, ils étaient déjà arrivés en tête avec 49,93 %, à quelques voix de la victoire dès le premier tour. Ailleurs en France, dans le Val-d’Oise, Isabelle Muller-Quoy (LREM), est arrivée en tête du premier tour avec 29,28% des suffrages face à son rival Antoine Savignat (LR, 23,67%). Leïla Saïb (FI) a recueilli 11,47%, devant Stéphane Capdet du Front National avec 10,11% des voix. Le PS quant à lui, est à 6,88%.

A Belfort, c’est le candidat LR, Ian Boucard, qui  arrive en tête au premier tour à Belfort avec 39% des suffrages, devant Christophe Grudler (MoDem-LREM, 26,70 %). Tout deux loin devant la France Insoumise (11,6%), le Front National (7,5%) et surtout le Parti Socialiste et Les Patriotes qui prennent la plus grosse claque n’atteignant que 3% pour les premiers, contre 2 pour les seconds. Des leçons à tirer mais tout en restant vigilant, le taux de participation n’étant que de 29,50%, un chiffre somme toute habituel pour une partielle.

Le PS veut sauver ce qu’il en reste

Pour le Parti Socialiste 31, l’enjeu est de taille sur la huitième circonscription. C’est le dernier bastion socialiste dans le département. En cas de défaite, La République En Marche réaliserait le grand chelem dans le département, raflant les dix circonscriptions de la Haute-Garonne.

Baron.