Lycée Galliéni : un feuilleton qui n’en finit pas

Lycée Galliéni : un feuilleton qui n’en finit pas

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Lycée Galliéni Toulouse
Lycée Galliéni en 2003, après le drame d'AZF.
Mercredi 31 janvier au matin, Jean-Michel Blanquer a annoncé, au micro d’Europe 1, prendre des mesures concernant le lycée Galliéni, à Toulouse. Un personnel de direction a été dépêché sur le terrain, mercredi. Retour sur une crise majeure.L’appel à l’aide des enseignants

Mardi 9 janvier dernier, près de la moitié des 120 enseignants du lycée Galliéni ont lancé un appel à l’aide face aux violences dont ils sont régulièrement la cible. Agressions verbales et physiques, bagarres, vols, et même trafic de drogues et vandalismes, sont devenus le lot quotidien de ces professeurs exténués depuis des années. La situation s’est particulièrement envenimée ces dernières années, à la découverte d’élèves fichés S. « On a eu, une année, des élèves partis pour tenter d’aller faire le djihad », raconte Virginie, professeur de lettres et d’histoire, à la Dépêche. Certains élèvent, une minorité, seraient même des délinquants au casier judiciaire fourni, qui pour la plupart sortent de prison et vont en cours muni d’un bracelet électronique. Face à cette situation, la moitié des professeurs de l’établissement avaient entamé une grève, accompagnés d’autres élèves, épuisés eux-aussi de leurs conditions de travail intenables.

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La réaction de Jean-Michel Blanquer : « La force doit être du côté du droit. »

Alors que les enseignants commençaient à se détourner des solutions émises par le rectorat, le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer s’est saisi du dossier. Il est intervenu, mercredi 31 Janvier, au micro d’Europe 1, interrogé sur cette affaire par le journaliste Patrick Cohen. La ministre, qui recevait le lundi 29 un rapport des inspecteurs généraux dépêchés sur le terrain a réagi : « J’ai été profondément scandalisé de ce que j’ai lu. C’est une situation complètement inacceptable, et elle va évidemment changer ». Il ajoute, « Dès aujourd’hui, vous allez avoir un personnel de direction expérimenté sur le terrain, qui a déjà connu des situations de ce type, et en qui je vais donner toute ma confiance pour commencer à rétablir la situation ». Des mots encourageants, mais que certains prennent avec prudence. Notamment, l’un des représentants syndicaux du corps enseignant qui n’a pas caché sa déception à France Bleu, et réclame des solution durables comme l’intégration de davantage de mixité dans l’établissement.

Une affaire à suivre…

Mathieu Vergez