Bilan de la police municipale sous l’ère Moudenc

Bilan de la police municipale sous l’ère Moudenc

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police municipale toulouse
Coup de projecteur sur la police municipale. A deux ans de la fin de son mandat, Jean-Luc Moudenc a voulu mettre en avant sa politique de sécurité, grande promesse de campagne en 2014. Présenté au public, mardi, Infos-Toulouse en profite pour en tirer le bilan. 

La police municipale en démonstration ! Mardi 13 février, les agents municipaux sont allés à la rencontre des Toulousains. Sur la place du Capitole, se tenaient côte à côte brigade équestre, motards de la brigade d’intervention rapide, brigade VTT, maîtres-chiens, opérateurs de vidéo-protection, ainsi que les équipes d’Allô Toulouse. Le but de cet événement organisé par la mairie :  instaurer des rencontres entre Toulousains et force de l’ordre, mais aussi d’informer sur les différents modes d’action utilisés, présenter les missions… Ils se sont donc exprimés sur leurs prérogatives de policiers municipaux et ont répondu à cette éternelle question : que peuvent-ils faire ou pas ?
Un agent a répondu brièvement à cette question : « On fait tout sauf des enquêtes ».

De la police municipale à police du quotidien ? 

Depuis l’élection de Jean-Luc Moudenc en 2014, la police a largement été renforcée, doublant son effectif. La police municipale, étant sous estimée par une partie de la population, peut effectuer des contrôles d’identités, contrairement à la croyance générale. Le doublement des effectifs de la police a été achevé fin 2017. Mais la municipalité ne compte pas en rester là. Un autre projet est un cours : l’apparition de la « police de sécurité du quotidien » à Toulouse ! Une promesse émise par le gouvernement, alors que les syndicaux de policiers, comme le maire de la ville, s’accordent à dire que les effectifs des policiers nationaux sont insuffisants à Toulouse.

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Souhaitant être parmi les villes sélectionnées pour tester ce nouveau dispositif, Jean-Luc Moudenc a vu cette expérience de « police de sécurité du quotidien » être acceptée par le Gouvernement. Mais le maire n’oublie pas le véritable fléau dans sa ville : le manque flagrant de policiers nationaux. De son poids, il tente de poser les conditions pour que d’autres agents soient octroyés à la ville de Toulouse. Rappelons que Jean-Luc Moudenc avait comme priorité la sécurité de Toulouse, il y a dorénavant 350 caméras implantées dans la ville.

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Une baisse de la délinquance en 2017

Parmi l’opposition à la politique « sécuritaire » de la mairie, l’extrême gauche et le PCF essayent de discréditer la police. Pierre Lacaze (PCF), évoquait, lors du conseil municipal de décembre 2017, une « aggravation » de la situation à Toulouse. Jusqu’à ce que le maire-adjoint chargé de la sécurité, Olivier Arsac, communique les chiffres publics donnés par le chef de la police toulousaine. Et ils sont plutôt en sa faveur. En effet, 2017 montre des chiffres optimistes puisque en l’espace d’un an, les agressions physiques ont baissé de 15,5 %, les vols avec violence de 6,1 % (19,8 % dans l’hypercentre), les cambriolages de 12 %, les vols dans les véhicules sont quant à eux assez stables (+0,9 %). Seul bémol, les vols à la tire bondissent (+11 %).

Baron