3 Lyonnais mis en examen pour un règlement de compte

3 Lyonnais mis en examen pour un règlement de compte

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L’enquête sur le règlement de compte visant Djamel Tarhi avance. Quatre toulousains et trois Lyonnais ont été arrêtés ces derniers jours. Les faits remontent au 3 juillet 2017, quand un tireur, vêtu d’une burka, avait exécuté sa victime dans le quartier de La Reynerie. 

Le 3 juillet dernier, un règlement de compte à la Reynerie a coûté la vie à Djamel Tarhi, un homme de 27 ans, connu par les services de police et le parquet pour son casier judiciaire de délinquant. Quand à 12 ans on est capable de pointer un policier avec une arme, alorsÖª se souvient un enquêteur ayant été amené à intervenir à la Reynerie, plusieurs années durant. L’enquête de police a menée à l’arrestation de quatre Toulousains la semaine dernière, et trois Lyonnais, qui viennent également d’être mis en examen dans l’affaire du « tueur à la burqa ».

Un lien avec le milieu Lyonnais ? 

Mais qu’est-ce que des Lyonnais viennent faire dans l’enquête d’une fusillade à Toulouse ? Et bien un lien existerait entre Walid Derqaoui, le tueur qui avait enfilé une burqa pour commettre son crime, et le milieu lyonnais. Rappelons que Abdelhakim, le frère de Walid Derqaoui, a été, lui aussi assassiné le 1er mars 2016 dans ce même quartier. La police en est venue à la conclusion que Walid « aurait voulu venger son frère et se serait déguisé pour ne pas être reconnu dans le quartier », avance un enquêteur.

Cependant, les fusillades et les exécutions dans les quartiers sensibles de Toulouse deviennent de plus en plus récurrentes : Amine Bouanina, un homme de 23 ans exécuté de cinq balles dans le thorax à Bagatelle le 23 avril 2017; Redouane Bouzegou, le 7 août 2017. Sans compter les assassinats de Samir Chorfi, 19 ans abattu de 16 balles de 9 mm tirées à bout portant, à la Reynerie en 2011. Ces fusillades et violences régulièrement commises dans les banlieues de Toulouse, démontrent la poudrière instaurée par le milieu du moyen et grand banditisme toulousain. Un milieu qui n’hésite plus à attaquer directement tout uniforme (policiers, pompiers, ambulanciers), certains soirs de l’année. Les policiers, en manque d’effectif dans la ville, selon leurs syndicats, continuent de se plaindre en vain de cette situation explosive.