À Trèbes, l’Occitanie de nouveau attaquée

À Trèbes, l’Occitanie de nouveau attaquée

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Trèbes super u attentat
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Vendredi 23 avril, Radouane Lakdim, se réclamant de l’État islamique s’est retranché dans un supermarché de Trèbes, près de Carcassonne. Quatre personnes ont été tuées et seize blessés sont à dénombrer. Plus tôt, un CRS a été visé par le terroriste, lors d’un footing entre collègues à Carcassonne.  

L’Occitanie de nouveau frappée par le terrorisme islamique. Au lendemain du sixième anniversaire de la mort de Mohammed Merah, un individu s’est retranché dans un supermarché de la commune de Trèbes, dans la banlieue de Carcassonne. Il était aux alentours de 11h15, quand l’homme est entré dans le magasin Super U, prenant les personnes en otage.

Des coups de feu auraient été tirés et au moins deux victimes sont à dénombrer pour l’heure dans le supermarché. L’homme se serait réclamé de l’État islamique et aurait scandé « Allah Akbar », lorsqu’il a investi les lieux. Âgé de 25 ans, et originaire du Maroc, il possèderait des armes à feu et plusieurs grenades. Il aurait annoncé vouloir « la libération de Salah Abdeslam » et de « venger ses frères en Syrie ».

Plus tôt dans la matinée, vers 10h30, un groupe de quatre CRS a été pris pour cibles par deux personnes en voiture, les visant avec une arme de poings. Un fonctionnaire a été blessé à l’épaule, d’après le ministère de l’Intérieur, son pronostic vital n’est pas engagé, mais il serait dans un état sérieux. À ce stade, l’Intérieur se refuse, à faire le lien entre ces deux actions.

D’après BFMTV, l’individu a ensuite braqué un automobiliste pour lui voler son véhicule. Après avoir blessé par balle le conducteur, il a abattu le passager présent dans la voiture, avant de se rendre dans le supermarché.

Le maire de Trèbes, qui a été le premier à avancer le nombre de deux victimes, assure désormais que les employés et les clients du magasin ont pu sortir du supermarché « en compagnie d’un gendarme ». Le lieutenant-colonel de 45 ans s’était échangé contre un otage, et est ressorti du supermarché blessé par balles, avec deux côtes cassés et un poumon perforé. Il s’est éteint à l’hôpital dans la nuit de vendredi à samedi. L’autopsie révèle que sa mort est dû à un égorgement.

L’enquête est confiée à la sous-direction anti-terroriste (SDAT), la Direction générale de la sécurité intérieure DGSI et la Direction Interrégionale de la Police judiciaire (DIPJ) Montpellier.

Depuis Bruxelles, le président de la République, Emmanuel Macron a réagit à l’attaque, au côté de la chancelière allemande Angela Merkel : « Tout porte à croire qu’il s’agit d’une attaque terroriste. La mobilisation des forces de l’État est totale. Je serais dans quelques heures à Paris pour suivre et coordonner les mesures à prendre. »

Le dénouement

Le preneur d’otages a été neutralisé par les forces de l’ordre, vers 14h30. L’individu est un Marocain, naturalisé Français en 2004, âgé de 26 ans, et serait une personne surveillée qui aurait déjà fait de la prison pour de la petite délinquance, dont du trafic de drogue. Son nom : Radouane Lakdim. Il aurait agi seul, et serait passé à l’acte brusquement, selon le ministre de l’Intérieur. « Nous l’avions suivi et nous pensions qu’il n’y avait pas de radicalisation ».

Une heure plus tard, le ministre de l’Intérieur présent sur place, Gérard Collomb, a salué le courage du gendarme qui s’est substitué à un otage, qualifiant son geste d’ « acte héroïque ».

À 16 heures, l’organe de propagande de l’État Islamique a revendiqué les attaques à Carcassonne et à Trèbes. Le président de la République a affirmé depuis Bruxelles que la « menace » terroriste reste « élevée » sur le territoire français.