Des panneaux contre les djihadistes affolent les médias

Des panneaux contre les djihadistes affolent les médias

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Les identitaires toulousains ont posé des panneaux contre le retour des djihadistes à l'entrée de la ville, le 22 mars 2018. © Génération Identitaire Toulouse

Jeudi 22 mars, à la veille des attentats à Trèbes, les automobilistes toulousains ont pu découvrir, en dessous de la signalétique indiquant l’entrée de la ville, des panneaux avec le mot « djihadistes » barré. Une action revendiquée par le groupe Génération Identitaire qui n’a pas manqué d’affoler la presse locale et nationale.

La Dépêche parle d’une « plaisanterie », qui « n’amuse pas les autorités ». Sept panneaux reprenant la signalétique de l’entrée d’agglomération comprenant le mot « djihadiste » barré en rouge ont été retrouvé aux alentours de la ville rose. Des automobilistes « choqués » ont alerté les forces de l’ordre. Les panneaux ont été immédiatement retirés, entre le jeudi et le vendredi, jour du triple attentat de Carcassonne et Trèbes.

Une action revendiquée par le groupe Génération Identitaire

« Il est important que les Toulousains prennent conscience du possible retour des djihadistes à Toulouse parce que c’est un danger mortel pour notre peuple, notre ville, la population de la ville de Toulouse, et la population européenne en général. Particulièrement la ville de Toulouse, on l’a vu avec les attaques de Trèbes, non loin de Toulouse. Le hasard du calendrier a fait que le lendemain, une attaque est venue illustrer le danger que nous dénonçons depuis plusieurs semaines. Nous espérons que cela puisse être un électrochoc afin que nos dirigeants prennent les mesures nécessaires pour que jamais cela ne se reproduise. », explique le représentant toulousain, Aymeric C.

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Aymeric répond également sur le fait que des automobilistes aient pu être « choqués » par l’action, selon les mots de La Dépêche :

« Ce qui est choquant, c’est que rien ne soit fait pour empêcher le retour des djihadistes sur notre sol, ce qui est choquant, c’est qu’après les attentats du Bataclan et de la Promenade des Anglais, rien ne soit fait pour éviter que de nouvelles tragédies se produisent. Nous l’avons vu à Trèbes. Ce qui est choquant, c’est l’angélisme face au djihadisme et face à l’imposition d’un islam radical en France et en Europe. »

Une enquête ouverte contre les poseurs de faux panneaux

Des investigations auraient débutés, selon Le Point, d’abord par les gendarmes du secteur puis par la Police de la Sûreté Départementale de Haute-Garonne. Les vidéos tournées par les caméras de surveillance seraient à l’étude, toujours selon Le Point, pour déterminer l’identité des militants responsables de cette action.

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« Quand il y a des morts dus au djihadisme, il est proprement scandaleux qu’une enquête soit menée pour identifier ceux qui dénoncent, justement, le danger du djihadisme en France. », s’agace le jeune militant.

Quant au fait que Génération Identitaire soit systématiquement qualifié de groupe d’ « extrême-droite » dans la presse, et notamment dans les articles autour de cette affaire, Aymeric a une réponse toute simple : « On ne se sent pas concerné par le terme. »

Mathieu Vergez