Guérilla urbaines au Mirail : le NPA aux côtés des émeutiers

Guérilla urbaines au Mirail : le NPA aux côtés des émeutiers

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voiture brulées police NPA
Image d'illustration.
Mardi 17 avril 2018, la section toulousaine du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) a publié sur son site un communiqué réagissant aux nuits d’émeutes qui ont sévi dans les quartiers du Mirail à Toulouse. Des émeutes qui ont continué jusque dans la nuit du 18 au 19 avril.

Du 15 au 18 avril inclus, le quartier du Grand Mirail, à Toulouse, a été secoué de vives tensions qui se sont traduites par de violents affrontements entre jeunes du quartier et forces de l’ordre, comprenant caillassages et voitures brûlées. L’origine de ces émeutes pourrait être la mort d’un détenu originaire du quartier dans la prison de Seysses, ou encore un contrôle d’identité d’une femme entièrement voilée qui aurait mal tourné. Ces explications pourraient également n’être que des prétextes, le trafic de drogue étant particulièrement combattu dans le quartier, notamment ces derniers mois, où la répression des trafics a été accéléré, avec la saisie d’une centaine de kilos de cannabis et des dizaines de milliers d’euros en liquide. Une économie souterraine mise à mal, y compris par les émeutes, les dealers du quartier ayant d’ores et déjà rappelé au calme sur les réseaux sociaux.

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Le NPA légitime les violences contre les policiers

Mardi 17 avril, la section toulousaine du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), fondé par Olivier Besancenot en 2009, a publié sur son site un communiqué réagissant à « la répression, aux violences envers les prisonniers et à l’islamophobie« .

« Au-delà des faits, la révolte des jeunes du Mirail exprime le ras le bol face à la répression quotidienne contre les habitants du quartier: contrôles au faciès, racisme d’Etat, islamophobie institutionnelle, violences en prison sur les détenus. […] Le NPA 31 exprime sa solidarité envers les jeunes et les habitants du Mirail qui subissent ces violences.« 

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Le positionnement du NPA sur les forces de l’ordre est déjà connu. Le 20 avril 2017, le candidat du NPA à l’élection présidentielle, Philippe Poutou, s’était déjà fait remarquer en plaidant pour le désarmement de la police, en plein attentat sur l’avenue des Champs-Elysées, qui avait coûté la vie au policier Xavier Jugelé. Celui-ci avait déclaré, au lendemain de l’attentat: « Peut-être que si la police n’était pas armée, ces gens [les terroristes] ne les viseraient pas« .

Parmi les 26 personnes qui ont été placées en garde à vue à la suite des émeutes du Mirail, trois d’entre elles sont connus pour évoluer dans la mouvance d’ultra-gauche, et ne sont pas du quartier. Parmi eux, un homme de 38 ans et une femme de 23 ans transportaient un sac à dos rempli de bouteilles d’acétone. Le troisième est un homme de 25 ans, arrêté le même soir pour des jets de pierre sur les forces de l’ordre.