Violences au Mirail: un mois avec sursis pour les militants de gauche

Violences au Mirail: un mois avec sursis pour les militants de gauche

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Le Palais de Justice de Toulouse. Crédits: Mathieu Vergez / Infos-Toulouse
Le Tribunal de Grande Instance de Toulouse vient de délibérer, ce vendredi 20 avril en comparution immédiate, sur le cas des deux militants d’extrême-gauche présents sur les lieux le mardi 17 avril dans le quartier du Mirail, alors que l’émeute faisait rage. Ils avaient été interpellés avec des bouteilles d’acétone dans leur sac à dos.
Selon le récit donné par la défense, Jérémy (38 ans), et Marjolaine (23 ans), s’étaient rendus à l’Université Jean Jaurès de Toulouse, située dans le quartier du Mirail, afin d’assister à une projection, dans le cadre du « festival » militant « Auto Défense Populaire ». Ils se sont alors donné rendez-vous avec des camarades à l’extérieur de l’université, dans le quartier du Mirail, vers 22h, pour confectionner une banderole en vue de la manifestation du jeudi. L’acétone dans leur sac était destiné, selon eux, à effacer les inscriptions d’une ancienne banderole afin d’en inscrire de nouvelles.
Le groupe a alors pris la fuite à la vue d’une voiture de police, qui les a surpris regroupés à l’arrière d’une camionnette ouverte. S’en est suivie une course-poursuite à pieds où seuls Jérémy et Marjolaine ont pu être interpellés.
En comparution immédiate, le Tribunal de Toulouse a relaxé les deux prévenus des soupçons de participation aux émeutes qui pesaient sur eux, en l’absence de preuves tangibles et selon la crédibilité du récit. Ils ont cependant été condamnés au motif de leur refus d’obtempérer avec les forces de l’ordre. Au moment de la garde à vue, ils ont tous deux gardé le silence et refusé de se soumettre au prélèvement d’empreintes génétiques. Marjolaine a quant à elle été jusqu’à donner une fausse identité et une fausse adresse, en refusant de révéler son vrai nom.
Les deux prévenus ont expliqués avoir agi de la sorte sur les conseils circulant en milieu militant à propos des situations de garde à vue. Des « conseils » de mauvaise augure, puisque leur refus de se soumettre au prélèvement leur a valu à chacun une condamnation à un mois de prison avec sursis. Marjolaine a en outre écopé d’une amende de 500 euros.