L’UNI dépose un référé contre le blocus de l’Université du Mirail

L’UNI dépose un référé contre le blocus de l’Université du Mirail

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Image d'illustration. © UNI
La section toulousaine de l’Union nationale inter-universitaire (UNI) a déposé lundi 23 avril un référé auprès du Tribunal administratif afin de débloquer l’université de Toulouse II Jean Jaurès (UT2J). L’Université est bloquée par des militants étudiants depuis maintenant plusieurs mois.

Le syndicat étudiant UNI a déposé un référé auprès du juge des référés du Tribunal administratif de Toulouse, afin d’enjoindre à l’administrateur provisoire de l’Université Jean Jaurès de « prendre toute mesure utile pour le rétablissement du fonctionnement normal de l’Université paralysée totalement depuis le 6 Mars 2018 ». Un moyen légal de mettre fin au blocage de l’Université qui empêche plus de 30 000 étudiants de poursuivre leurs études depuis plusieurs mois.

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L’UNI avance notamment que les deux revendications principales des bloqueurs, à savoir le rejet de la loi ORE et du projet de fusion des universités toulousaines, n’ont plus lieu d’être, étant donné que la loi a été promulguée le 8 mars dernier et que le projet de fusion a été abandonné.

L'UNI a déposé aujourd'hui un nouveau recours contre un blocus qui dure, qui dure : en effet le Mirail n'est pas en reste dans cette ronde des blocages !

Publiée par UNI Toulouse sur lundi 23 avril 2018

Le juge des référés du Tribunal Administratif de Toulouse a fait savoir, ce mardi 24 avril, que l’audience a été prévue pour le jeudi suivant, au matin. Une « très bonne nouvelle » pour Marie Glinel, responsable de l’UNI 31, pour qui la fixation de cette audience est un « bon signe ». « En fixant une audience, nous pouvons nous attendre à ce que le juge manifeste un intérêt pour notre requête, et qu’il la prend au sérieux, ce qui est un très bon signe » assure-t-elle. « S’il estime qu’il faut faire une audience moins de deux jours après le dépôt, c’est que pour lui, la question de l’urgence est peut-être caractérisée. »

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Quant à la menace que ferait planer cette démarche de voir surgir des démonstrations de force, Marie Glinel coupe court: « J’ai entendu les syndicats d’extrême-gauche dire que nous voulions passer par la force, ce qui est absolument faux. Nous passons par le droit. Nous ne sommes pas armés pour débloquer une fac, nous ne sommes pas comme à Montpellier. Nous voulons faire respecter le droit par le droit. Et le droit, c’est le juge. Le juge peut enjoindre au président de l’Université de faire appel aux forces de l’ordre mais il a d’autres possibilités. Il peut lui même dépêcher une sécurité privée sur le site, comme c’est le cas sur toutes les universités. Il y a aussi la possibilité de communiquer, pour le président, auprès des bloqueurs pour qu’ils s’en aillent. Le but, c’est que les examens aient lieu. Si la fin, c’est les examens, alors les moyens sont assez multiples. »

Rendez-vous, donc, jeudi 26 avril au matin, pour connaître la décision du juge.