Le Tribunal ordonne le déblocage de l’Université Jean Jaurès

Le Tribunal ordonne le déblocage de l’Université Jean Jaurès

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© Union des ÉtudiantEs de Toulouse
La décision fait suite au référé déposé par le syndicat étudiant UNI mardi 24 avril, plaidant pour le déblocage de l’Université Toulouse II-Jean Jaurès. Le Tribunal Administratif de Toulouse vient de leur donner raison en penchant du côté du déblocage.

C’est une victoire pour l’UNI, le syndicat étudiant classé à droite, à l’origine du « référé mesures utiles » déposé mardi 24 avril au Tribunal Administratif de Toulouse. Le texte déposé demandait au juge des référés d’enjoindre à l’administration provisoire de l’Université, présidée par Richard Laganier, d’utiliser « les pouvoirs de police qui lui sont conférés par la loi » afin de débloquer l’Université Toulouse II-Jean Jaurès, bloquée et occupée par des grévistes depuis plusieurs mois.

L’audience avait eu lieu le 26 avril, soit deux jours à peine après le dépôt, en présence de l’avocat de l’UNI, Me Guillaume Brouquières, et de Me Aïcha Kaddouri, avocate représentante l’administration provisoire de l’Université.

Le Tribunal Administratif de Toulouse vient de délivrer son verdict, ce mercredi 2 mai. Considérant l’atteinte aux différentes libertés d’aller et venir, d’enseignements, évoquées à l’audience par Me Brouquières, la juge des référés Françoise Perrin accède donc à la demande du syndicat UNI, et ordonne l’évacuation de l’Université.

« Il est enjoint à l’administrateur provisoire de l’université de Toulouse Jean Jaurès de faire usage de son pouvoir de police administrative à compter de la notification de la présente ordonnance, afin de faire libérer l’accès à l’ensemble des locaux universitaires sur le site du Mirail et de faire procéder à l’évacuation de deux bâtiments occupés illégalement sur ce même site« , peut-on lire sur l’ordonnance du juge des référés.

Une décision suivie d’actes

En tant qu’administrateur, Richard Laganier est donc maintenant légalement contraint, par cette décision, de faire procéder à l’évacuation de l’Université, et de recourir aux forces de l’ordre. Ce qu’il a effectivement fait le jour même, comme il l’a fait savoir dans un communiqué adressé à la communauté universitaire: « Je ne peux faire autrement que d’engager une réquisition de la préfecture pour procéder à la libération des lieux« . « La libération des locaux est la première étape nécessaire à la reprise de nos activités administratives pédagogiques et de recherche, ainsi qu’à la tenue des examens« , pouvait-on encore lire dans le communiqué.