Évacuation du Mirail: les étudiants réagissent

Évacuation du Mirail: les étudiants réagissent

3517
PARTAGER
31947043_211975536201070_2112015168119504896_ science po toulouse
© Infos-Toulouse / M.V
L’annonce de l’intervention imminente des forces de l’ordre pour débloquer l’Université du Mirail ne calme pas pour autant la mobilisation des étudiants. Ce jeudi matin, c’est l’IEP de Science Politique Toulouse qui est bloqué. 

Une de débloquée, une de rebloquée. Si l’évacuation des squatteurs de la faculté du Mirail est annoncée dans les prochaines heures, depuis que le tribunal administratif a donné son feu vert, la liberté d’étudier n’est pas pour autant pleinement garantie à Toulouse. Le bâtiment de Science Po Toulouse a en effet été bloqué ce jeudi 3 mai au matin, par des étudiants syndicalistes de Solidaires étudiants, « en soutien aux grévistes du Mirail », annoncent-ils sur France Bleu. Un blocage qui survient en pleine période d’examens des étudiants étrangers, qui ont dû être annulés.

Lire aussi : Quand l’Université devient un squat pour migrants

L’IEP a été donc contraint de décider sa fermeture administrative pour la journée. Voisine de l’Institut d’études politiques, l’Université Toulouse Capitole a annoncé la fermeture de toutes ses entrées, hors l’entrée principale, où les agents de sécurité ont reçu l’ordre de contrôler toutes les cartes étudiantes pour éviter que d’éventuels perturbateurs extérieurs à la faculté tentent de bloquer le bâtiment.

Une Assemblée Générale s’est tenue le midi même, où les participants ont voté majoritairement contre ce blocage. Olivier Brossard, directeur de l’IEP, a par ailleurs « demandé aux étudiants en lutte de débloquer l’établissement afin que nous puissions reprendre nos activités normales dès demain. » L’Assemblée Générale a en outre appelé à manifester le jour-même à 18h devant la préfecture, en soutien à l’Université Jean Jaurès.

Manifestation du 3 mai 2018, devant la préfecture à Toulouse

Quelques 200 personnes, réunissant étudiants et syndicats se sont donc retrouvés sur la place Saint-Etienne, devant la préfecture de la Haute-Garonne, où un important dispositif policier avait été déployé.