Des blessés lors de l’intervention au Mirail

Des blessés lors de l’intervention au Mirail

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Mercredi 9 mai a sonné la fin du blocage des locaux de l’Université Toulouse II-Jean Jaurès. Alors que Frédéric Rose, directeur de cabinet du préfet de Haute-Garonne, a souligné l’absence de blessés durant l’évacuation, une deuxième intervention à la gare Matabiau a laissé derrière elle trois blessés.

Alors que le déblocage de l’Université Toulouse II-Jean Jaurès prenait fin, entre 5 heures et 6 heures du matin, un groupe de jeunes manifestants prend le métro depuis la station Mirail-Université jusqu’à Marengo-SNCF. Ceci dans le but de bloquer la gare, où une assemblée générale devait avoir lieu à 12h30. Guilhem, un des étudiants, qui vient de dégrader une caméra de surveillance du métro, est formellement reconnu et identifié par les policiers à sa sortie à l’Arche Marengo. Il est alors interpellé, mais se rebelle et se débat, si bien que deux policiers sont nécessaires à sa maîtrise. L’un d’eux avait une grenade de désencerclement dans sa poche. La grenade a été dégoupillé accidentellement durant l’intervention, blessant au passage Guilhem et les deux policiers.

Lire aussi : Déblocage de l’Université Jean Jaurès par les forces de l’ordre

Un des deux hommes a été brûlé, l’autre blessé par les éclats de l’explosion. Guilhem, quant à lui, a subi l’effet de souffle au niveau du thorax. Souffrant de lésions pulmonaires, il a été transféré dans la journée à l’hôpital suite à sa garde à vue.

Guilhem, nouveau « symbole » des « violences policières » ?

Le syndicat UET, fer de lance des bloqueurs de l’Université du Mirail, a relayé un communiqué signé des avocats de Guilhem et de sa famille.

Outre la comparaison avec d’autres victimes emblématiques de la répression policières, les avocats Claire Dujardin et Sara Khoury demandent à « ce que toute la lumière soit faite […] sur les conditions d’interpellation de Guilhem« .

Guilhem, qui a été pris en charge par le service des urgences de l’hôpital de Purpan, souffrirait d’un hémopneumothorax entraînant, selon le parquet de Toulouse, une incapacité totale de travail de 15 jours.

Les policiers blessés quant à eux, toujours selon le parquet, souffriraient de « blessures plus légères notamment au niveau des membres inférieurs« .