Des migrants occupent un bâtiment en centre ville

Des migrants occupent un bâtiment en centre ville

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Les migrants occupent actuellement ce bâtiment, 6, place Henri Russel © Capture d'écran de Google Street View
Ils logeaient à l’intérieur de l’Université Jean-Jaurès pendant le blocage. Après l’évacuation, survenue mercredi 9 mai, ces clandestins et militants sans-frontièristes occupent à présent un bâtiment vide dans le quartier du Busca, depuis samedi 12 mai.

Le déblocage de l’Université Jean Jaurès, le 9 mai dernier, a notamment entraîné l’évacuation d’une quarantaine de migrants, installés jusque là dans le gymnase et les locaux de la fac. Ces réfugiés, essentiellement des hommes seuls originaires d’Afrique et du Moyen-Orient, se sont réunis en collectif, le « Collectif des Réfugiés Occupants du Mirail » (CROM). Le CROM est une des organisations qui ont été partie prenante du blocage et de l’occupation de l’Université du Mirail, dont les dégâts s’élèvent à 400 000 euros.

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Depuis samedi 12 mai, ils occupent un bâtiment vide du centre ville de Toulouse, place Henri Russel, dans le quartier du Busca. Un bâtiment qui proposait des bureaux à louer sur une surface de 1900 mètres carrés.

Le CROM, soutenu par des réseaux d’étudiants mobilisés, estime ne pas avoir d’autre choix. « Comme nous l’avons dit aux autorités préfectorales le 6 mars et le 9 mai dernier nous ne voulons ni quitter Toulouse ni être dispersés« .

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Alors que la préfecture ne veut faire aucun commentaire sur cette occupation, un appel à solidarité demandant couvertures, vêtements, nourriture et autre, circule sur les réseaux sociaux.

Le CROM est par ailleurs un des mouvements à l’origine du rassemblement qui avait eu lieu devant a préfecture de Haute-Garonne, le 9 mai au soir. Ils avaient entrepris de camper devant la préfecture « dans le but d’accéder à leurs droits« . Suite à quoi la préfecture les avaient reçus, s’est engagée à leur donner deux nuits d’hôtel « en attendant qu’une place en CADA [Centre d’Accueil de Demandeurs d’Asile, ndlr] leur soit attribué« . Une procédure qui a débouché sur une proposition d’installation, que le collectif a rejeté, les migrants voulant s’installer à Toulouse, et accéder à « des cours de français, pour tous à une formation, à un emploi« .

Mathieu Vergez