Tommy Robinson, l’homme à faire taire ?

Tommy Robinson, l’homme à faire taire ?

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Tommy Robinson
Tommy Robinson / YouTube
Le 25 mai dernier, l’activiste et journaliste d’investigation Tommy Robinson a été arrêté devant le tribunal de Leeds, alors qu’il filmait l’arrivée des accusés de l’affaire de Telford. Depuis, une pétition rassemblant un demi million de signataires exige sa libération. Retour sur une atteinte supposée à la liberté d’expression.

Parler de l’arrestation de Tommy Robinson sans évoquer le scandale de Telford relèverait de l’erreur.

L’affaire de Telford est l’un des plus gros scandale de pédocriminalité ayant secoué le Royaume-Uni depuis des années. Durant 40 ans, un réseau de pédophiles aurait enlevé, drogué, prostitué et violé un milliers de jeunes filles, dont certaines étaient à peine âgées de 11 ans. Problème : l’écrasante majorité de ces agresseurs étaient d’origine pakistanaise et bangladaise et de religion musulmane.

Telford: le silence coupable des antiracistes

Une telle ampleur des faits, tant dans le nombre de victimes que dans le degré de l’horreur, a été inversement proportionnel à sa couverture médiatique. Suite aux révélations du magazine The Mirrorle 11 mars dernier, la journaliste Joanna Williams s’insurge contre le caractère hypocrite du #MeToo, qui n’a pas permis de susciter de réactions médiatique face à ce scandale d’abus sexuels massifs.

En France, les médias se taisent. Ce sont Fdesouche et Valeurs Actuelles qui lèvent le lièvre. Dans l’article de Charlotte d’Ornellas, on prend la mesure de l’horreur : un millier de jeunes filles, repérées à l’âge de onze ans, rendues accroc à la cocaïne puis à l’héroïne, violées, torturées, prostituées, par un gang de pakistanais qui n’hésitaient pas à brûler les maisons de leurs victimes pour les réduire au silence.

Elle relève également l’inaction des autorités locales, entravées dans leurs enquêtes. Certaines de ces autorités ont reconnus « s’être tues par crainte de l’accusation de racisme à l’évocation du profil des agresseurs »

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Le scandale de Telford n’est pas un cas isolé, puisque la ville de Rotherdam a connu, elle aussi, un gang de prédateurs pakistanais qui y a sévi pendant 30 ans. Là aussi, les autorités ont brillé par leur inaction et la crainte de l’accusation de racisme. Une des investigatrices du dossier a même dû suivre des cours de « sensibilisation à la diversité » après avoir évoqué l’origine pakistanaise des agresseurs.

Plus tard, les médias français ont finalement parlé de l’affaire… pour dénoncer son traitement par les médias dits « d’extrême-droite. »

Le Nouvel Observateur titre, le 19 mars, « Le scandale de Telford fait le miel de la fachosphère », soulignant que « l’affaire réactive clichés et fantasmes xénophobes, outre-Manche et en France ». Inversion accusatoire…

Réaction du youtubeur français Greg Tabibian à propos de la couverture médiatique du scandale en France :

Revoir l’émission d’I-Média de TV Libertés sur le sujet :

L’arrestation de Tommy Robinson

Le 25 mai, le journaliste dissident Tommy Robinson se met à filmer à l’extérieur du tribunal de Leeds, et diffuse en direct sur sa page Facebook. Tommy Robinson est connu pour avoir fondé en 2009 l’English Defense League, un mouvement politique destiné à combattre l’islamisation de l’Angleterre, ce que nos chers médias ne manquent pas de rappeler. Ce que ces derniers se gardent bien de préciser, c’est que ce même Tommy Robinson a quitté cette organisation en 2013, qu’il jugeait être devenue « trop extrémiste » (l’article de Slate sur le sujet a d’ailleurs disparu des radars).

Tommy Robinson est alors un activiste bien connu, en particulier des gangs et des islamistes, qu’il combat farouchement. Ce jour-là, lorsqu’il filme à l’extérieur du tribunal de Leeds, il affirme que le procès qui s’y déroule est celui du gang de Telford.

S’en est suivi son arrestation à proximité du tribunal par la police anglaise. Une arrestation en partie filmée par l’intéressé.

Robinson a ensuite été présenté devant un juge, en quelques heures seulement (n’attendez pas ça d’un tribunal français s’ il doit régler le compte de votre cambrioleur !) qui a recyclé une ancienne condamnation pour outrage au tribunal de treize mois avec sursis en prison ferme. Cette ancienne condamnation était due à un autre reportage sur le procès d’un gang de violeurs.

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Les autorités anglaises font alors pression sur les médias pour qu’ils ne parlent pas de cette affaire, s’appuyant sur un article de loi orwellien portant sur l’interdiction de couverture médiatique de certaines affaires judiciaires sensibles. Ces « reporting restrictions » sont destinées à empêcher « tout risque ou préjudice à l’administration de la justice ». Dès lors, on peut se demander en quoi le reportage filmé par Robinson ce jour-là comportait-il un « risque » ou un « préjudice » au processus judiciaire en cours…

Traduction: Voici l’ordre d’interdiction aux médias placé sur l’affaire de l’arrestation de Tommy Robinson. Voilà pourquoi les articles sur le sujet se font supprimer. Je partage ceci en tant que résidant des États-Unis. Je suis en dehors de la juridiction du Royaume-Uni.

Tommy Robinson est donc promis à la prison ferme, où sa tête y est mise à prix par les islamistes et les gangs qu’il a longtemps dénoncé et combattu.

Cette évidente entrave à la liberté de la presse a soulevé les foules et a scandalisé au-delà des frontières du Royaume-Uni. Des manifestations de soutien se sont faites un peu partout en Europe, dans un silence médiatique assourdissant : Irlande du Nord, France, Angleterre… La pétition pour exiger sa libération a dépassé les 500 000 signatures, et le #FreeTommyRobinson fait le tour de Twitter.

La Ligue du Midi a également organisé un rassemblement dans le Languedoc. À Paris, Génération identitaire s’est rassemblé samedi 2 juin, tandis qu’a l’appel du Conseil national de la Résistance européenne, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées lundi 4 juin, autour notamment de Jean-Yves Le Gallou, Renaud Camus ou Karim Ouchik.

Pendant ce temps-là, la presse française (en l’espèce Slate et Libération) se fait un devoir de répondre à tous ceux qui manifestent leur soutien, allant jusqu’à justifier son arrestation… Bel exemple de défense de la liberté de la presse…

Petit message adressé aux « journalistes imbus »

Reconnaissons-le, les médias français ont couvert l’arrestation de Tommy Robinson. Mais le traitement médiatique a complètement occulté le vrai scandale de cette histoire : l’interdiction d’informer des citoyens sur une affaire d’une ampleur dramatique. Imaginez si la presse française avait fait l’omerta sur le procès d’Abdelkader Merah, Outreau ou encore… Au lieu de cela, les médias traditionnels ont préféré amalgamé, à tort, tout soutien envers Tommy Robinson, à « l’extrême droite », bien conscients que l’émergence de médias alternatifs, ne faisant pas de concessions sur leurs libertés, est, à terme, un danger pour leur propre existence.

Parce que l’omerta dont ils font parfois preuve à des fins idéologiques, auraient passés sous silences les graves affaires de Cologne, Rochdale, Rotherdam et aujourd’hui Telford. Ridicule procédé qui consiste à contourner le véritable sujet, à savoir qu’un millier de très jeunes filles aient été agressées et exploitées de manière abominable, et que ceux qui essayent d’informer sur ce sujet se font arrêter.

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Que la presse alternative soit la seule à se mobiliser autour de ce scandale est bien révélatrice de l’état actuel des médias subventionnés. Passer sous silence des affaires sordides et avec elles leurs victimes pour ne pas écorner leur image progressistes pro-immigration. Mais le pire dans tout cela, c’est que cette frilosité a permis de couvrir, de manière quasi complice quarante années durant, un gang de pakistanais qui martyrisaient un millier de jeunes filles.

Alors, un petit conseil pour l’avenir. À défaut de soutenir un confrère parce qu’il n’a pas le même parcours ou qu’il n’est pas soumis au diktat de la bien pensance, revoyez la hiérarchie de vos informations. Ne passez plus sous silence ce qui dérange, car l’émergence des médias alternatifs ne fera que mettre en lumière votre parti-pris. C’est ce que tout bon journaliste apprend dès les premiers jours de sa formation.

À bon entendeur,

Mathieu Vergez


Précision : les points de vue exposés n’engagent que l’auteur de ce texte et nullement notre rédaction. Média alternatif, Infos-Toulouse est avant tout attaché à la liberté d’expression. Ce qui implique tout naturellement que des opinions diverses, voire opposées, puissent y trouver leur place. N’hésitez pas à nous envoyer vos tribunes.