Édouard Philippe fuit les syndicats à Toulouse

Édouard Philippe fuit les syndicats à Toulouse

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Édouard Philippe
Image d'illustration. ©Wikipedia
Fin du séjour du Premier ministre Édouard Philippe dans la ville rose. Trois jours durant lesquels les services du cabinet de Matignon ont été déménagés à Toulouse. Durant ce séjour, qui a suscité de vives réactions de la part des syndicats, Édouard Philippe n’a pas rencontré les manifestants.

Édouard Philippe s’est rendu mercredi 6 juin à Toulouse, afin d’entamer un séjour de trois jours dans la ville rose. Un séjour durant lequel les services de Matignon furent provisoirement déménagés de Paris à Toulouse.

Le lendemain de son allocution au Capitole, en présence du maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc, Édouard Philippe s’est rendu jeudi matin dans le quartier du Mirail, où le taux de chômage est largement supérieur à la moyenne nationale. Le Premier ministre entendait rassurer les habitants du quartier, notamment les jeunes, après le rejet du plan Borloo pour les banlieues. Le dispositif de sécurité autour du Premier ministre était au rendez-vous, « plus de sécurité que d’habitants », évoque France 3.

Pourtant, Édouard Philippe n’a pas daigné rencontrer tout le monde. Alors qu’il déjeunait avec les élus départementaux, 300 cheminots se sont postés devant le Conseil départemental pour protester contre la réforme de la SNCF. Prenant son courage à deux mains, le Premier ministre décide de poursuivre son agenda sans rencontrer les manifestants, avec la visite de l’EHPAD la Bastide à Beauchalot.

Mais là encore, une trentaine de membre des hôpitaux l’attendent pour protester sur leurs conditions de travail. Une manifestation qu’Édouard Philippe préfère à nouveau fuir, mais c’était sans compter sur la détermination de la CGT. Alors qu’il prononce un discours sur la maîtrise des dépenses locales à la Mairie de Moudouzil, dans l’agglomération toulousaine, les militants décident de couper le courant sur toute la commune, pendant 30 minutes.

Édouard Philippe a donc dû poursuivre son discours sans micro. « Je ne crois pas que le droit de couper le courant soit un droit constitutionnel », a-t-il sobrement commenté.