TV Libertés censuré par YouTube

TV Libertés censuré par YouTube

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TV Libertés
Jeudi 14 juin dans la soirée, YouTube a clôturé la chaîne de TV Libertés. La chaîne a ouvert un compte de secours.

La censure continue sa marche sur Internet. Après la fermeture (puis la réouverture) de la chaîne d’Alain Soral, ERTV, la chaîne TV Libertés se fait supprimer de YouTube, une semaine plus tard. Dans le viseur de YouTube, le journal du 14 juin, attaqué pour « atteinte aux droits d’auteur », qui a causé la suppression unilatérale de la chaîne, sans plus d’avertissement.

Martial Bild, directeur des programmes à TV Libertés, juge « dérisoire » et « futile » l’argument avancé par YouTube pour la suppression de la chaîne. « Nous étions prêts à apporter une réponse positive à [cette] décision qui est bien évidemment, politique« , poursuit-il.

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La célèbre chaîne d’infos alternative a ouvert un compte de secours dans la foulée de cette suppression, et a appelé ses habitués dans un communiqué à passer par le site de la chaîne, tvlibertes.com.

Dans un communiqué diffusé sur Twitter, Martial Bild s’est exprimé au nom de TV Libertés: « YouTube a bloqué la diffusion du Journal Télévisé du jeudi 14 juin pour atteinte aux droits d’auteur. Une mesure inédite et fausse. En effet, nous pouvons aisément faire valoir le droit de citation, argument juridique incontestable. Avant même de procéder aux recours et aux modifications nécessaires, la chaîne TV Libertés a tout simplement été supprimée. Une décision unilatérale, arbitraire et sans aucun avertissement préalable. A partir d’un argument juridique dérisoire a été prise une décision politique majeure spoliant les 100 000 abonnés de la chaîne de la presse alternative. C’est au moment où TV Libertés entamait une campagne de dons cruciale et s’imposait définitivement comme la chaîne de la presse alternative et de contre-pouvoir, que ce sale coup lui est porté. Toute la nuit, nous avons travaillé à remettre nos émissions en ligne, notamment sur le site mtr.cool/znqzzjl qu’il convient de consulter et de faire connaître. Cet effort ne doit pas nous empêcher de faire valoir nos droits auprès de Google-YouTube, organe de recherche d’information devenu progressivement outil de censure de l’information. Les semaines à venir vont devoir nous mobiliser totalement afin de nous doter des moyens, en premier lieu financiers, pour mettre en place des méthodes de totale indépendance technique. Merci de nous relayer. »

Cette suppression a entraîné une vague de soutien, de la part des contributeurs bien sûr mais aussi de personnalité politique, qui ont affiché leur soutien à la chaîne.

La chaîne continue malgré tout d’exister, via son site internet et sa chaîne de secours. Les activités se poursuivent coûte que coûte, pour la rédaction de TV Libertés qui ne compte pas en rester là. Martial Bild déclare, enthousiaste: « Ils nous ont supprimé une télévision, maintenant, il y en aura trois. Nous multiplierons dorénavant les supports et les plateformes. Nous irons sur Dailymotion, et puis nous irons sur RuTube, sur ShinTube, sur MachinTube, s’il le faut! On ne s’arrêtera pas là! Il voulait nous faire taire: nous parlerons trois fois plus fort. »

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Pour autant, la chaîne tente tout de même de revenir sur YouTube et de faire valoir ses droits. Arnaud Soyez, directeur technique de la chaîne, consulte actuellement des avocats et des spécialistes afin que TV Libertés récupère son contenu et son patrimoine de quatre ans sur la plateforme. « Nous porterons l’affaire là où il faut« , conclut Martial Bilde, « il faut vraiment que Big Brother se reprenne !« .

Mathieu Vergez