21 septembre 2001 : Toulouse se souvient d’AZF

21 septembre 2001 : Toulouse se souvient d’AZF

1358
PARTAGER
AZF
Usine AZF route d'Espagne. 21 septembre 2001.

Comme tous les 21 septembre depuis 17 ans, les Toulousains rendent hommage aux victimes de l’explosion de l’usine AZF, coûtant la vie à 31 personnes et en blessant 2 500 autres.

Il était 10h17 un certain 21 septembre 2001, quand Toulouse a changé de visage. Dix jours seulement après les attentats perpétrés sur le sol américain, une gigantesque déflagration se fait ressentir dans la région. Un nuage jaune se forme, un stock de nitrate d’ammonium situé sur le site d’AZF vient d’exploser. Un vent de panique se fait ressentir dans la ville. Les fenêtres sont brisées, des personnes couvertes de sang se retrouvent hagards dans la rue, les écoliers sont confinés, les murs ont tremblés, rien ne sera comme avant. Dans la tête des témoins au premier instant : Toulouse vient de connaître un terrible attentat. Les chaînes TV locales interrompent leur programme et précisent progressivement l’origine et l’étendue des dégâts.

Un cratère d’une cinquantaine de mètres de diamètre a remplacé les vieux bâtiments contestés de l’usine pétro-chimique. Aux alentours, le paysage est lunaire. Le périphérique voisin ressemble davantage aux ruelles de Pompéi qu’à une 2×2 voies. Le magasin Darty jouxtant les lieux est en partie effondré. Les balcons sont fissurés et les vitres ont explosées dans un rayon de 3 à 5 kilomètres de l’épicentre du sinistre. Au total, 31 morts sont à déplorer et plus de 2 500 personnes sont blessées.

Lire aussi : Des cloches en mémoire des 800 ans du siège de Toulouse

Vidéo : L’explosion ressentie en direct dans les studios de Radio Présence, situé à Saint-Cyprien, 3 kilomètres à vol d’oiseau du lieu de l’explosion.

Un recueillement sur l’ancien site d’AZF

Une minute de silence a été respectée, ce vendredi matin à 10h17. 17 ans jours pour jour, à la minute près. Des élus, des anciens salariés et des victimes se sont rassemblés auprès du mémorial dédié au souvenir de la catastrophe. Les noms des 31 personnes décédées ont ensuite été cités.

Plusieurs associations comme Les sinistrés du 21 septembre, se sont quant à elles rassemblées sur le rond-point portant le nom de cette date. Un rassemblement en ordre dispersé donc, symbolisant la fracture. Après l’arrêt rendu par la cour d’appel de Paris, en octobre 2017, la défense de Serge Biechlin, le directeur de l’usine, et de Grande Paroisse, propriétaire d’AZF, a déposé un recours auprès de la cour de cassation. La décision devrait être rendue d’ici un an.