Damien Jeanne nouveau patron de Debout la France 31

[Entretien] Damien Jeanne nouveau patron de Debout la France 31

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Damien Jeanne
Après plusieurs années de loyaux services, Laurent Casbas a quitté ses fonctions de secrétaire départemental de Debout la France, pour se consacrer pleinement à sa fonction de délégué national à la santé. Le mouvement est désormais représenté dans la Haute-Garonne par Damien Jeanne. 

Du changement à la tête de la fédération de Debout la France 31. À la rentrée d’une année qui sera marquée par les élections européennes, le 26 mai 2019, le parti souverainiste entend créer la surprise et remporter un maximum de siège.

Si une partie de la classe politico-médiatique voyait la mort du mouvement après le ralliement de son président Nicolas Dupont-Aignan à Marine Le Pen, au second tour des élections présidentielles 2017, le ralliement d’élus venus du RN ou de LR, ainsi que la progression du nombre d’adhérents pourraient faire mentir ses détracteurs.

Damien Jeanne
Damien Jeanne, le nouveau secrétaire départemental de DLF 31.

Infos-Toulouse : Pouvez-vous présenter à nos lecteurs la section départementale de Debout la France ?
Damien Jeanne : La fédération DLF de Haute-Garonne est composée d’une centaine d’adhérents, chiffre en constante progression de mois en mois. C’est la raison pour laquelle il est difficile de donner un chiffre exact car de nouvelles personnes nous rejoignent quasiment chaque jour. Nous constatons en effet l’arrivée régulière d’anciens adhérents Les Républicains et du Rassemblement National mais aussi des personnes déçues de ces différents partis, et sentant qu’il est urgent d’agir et de s’investir pour l’avenir de notre pays.
La fédération suit la dynamique nationale de structuration du parti. Ainsi, depuis le 1er Septembre, huit des dix circonscriptions de notre département sont pourvues d’un délégué de circonscription en charge de la gestion de ses adhérents existants, de l’accueil des nouveaux et des relations avec les élus de sa circonscription.
Un délégué à l’action militante a également été nommé. Ceci va nous permettre d’être beaucoup plus présent sur le terrain via l’organisation d’opérations de collage, boitage, tractage…
Enfin, ont été nommés un délégué à la communication, webmaster, en charge de la gestion des réseaux sociaux et de la communication vers l’ensemble des adhérents du département.

À quoi va ressembler cette année militante qui se profile ? 
2019 sera l’année des élections Européennes. Nous allons donc organiser diverses actions militantes durant la campagne mais également des réunions d’échanges et je l’espère au minimum un meeting avec certains membres de la liste des Amoureux de la France. Nous resterons, bien entendu, vigilant aux sujets nationaux et départementaux et serons toujours prêt à agir et défendre les intérêts du pays et des Français si nécessaire.

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Les élections européennes approchent, on va essayer de comprendre la vision de l’Europe au sein de Debout la France. Pour vous, qu’est-ce que l’Europe et comment doit-elle s’organiser ? 
Avant de répondre ce qu’est l’Europe je commencerai par exprimer ce qu’elle ne doit pas être. L’Europe ne doit pas être un regroupement de pays hétéroclites abandonnant toute souveraineté nationale et contraint de subir des décisions farfelues de technocrates n’ayant aucun mandat justifiant une quelconque représentativité du peuple. Malheureusement c’est le constat actuel que nous pouvons faire de cette Union européenne.
L’Europe doit être une Europe utile et respectueuse des États qui la compose.

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Ainsi l’Europe doit redonner aux États leur liberté de contrôler leurs frontières, leurs lois et leurs budgets. Nous concernant, c’est rendre aux Français les 8 milliards d’euros annuels versés en trop à l’Union européenne, mettre un terme à la concurrence déloyale des travailleurs détachés ou encore interdire les importations de produits qui ne respectent pas nos normes sanitaires et environnementales.
Enfin, une Europe utile, c’est une Europe qui permet aux nations de travailler ensemble sur la base du volontariat, autour de projets concrets, comme ce fut le cas pour Airbus ou Ariane : lutte contre le cancer et Alzheimer, création d’un champion numérique européen, investissement et recherche pour le panneau photovoltaïque de l’avenir, développement du continent africain, etc.

Que faites-vous des partisans du Frexit ? Comment vous placez-vous auprès d’eux? 
Debout la France échange avec l’ensemble des eurosceptiques. Toutefois, nous préférons nous présenter comme des euro-réalistes.
Un Frexit ne nous semble justement pas réaliste, nous préférons reconstruire une Europe comme évoquée précédemment, à savoir utile et respectueuse de la souveraineté du pays.

Sur le plan européen, quels sont les enjeux de votre programme que vous aurez à cœur de défendre en priorité ?
L’Union européenne traverse une crise inédite : submersion migratoire, concurrence déloyale, chômage de masse, menace terroriste, bureaucratie excessive, carence démocratique… La bureaucratie européenne ne marche pas, mais Emmanuel Macron veut aller encore plus loin.
En effet, pour les élections européennes de 2019, Emmanuel Macron et « En Marche » souhaitent poursuivre l’élargissement de l’Union européenne aux Balkans, augmenter la contribution nette de la France de plusieurs milliards d’euros, imposer la répartition des migrants dans les États-membres, etc.
Notre priorité sera donc de rétablir la souveraineté des États et mettre fin à la technocratie Européenne afin de pouvoir faire face à ces crises aux conséquences catastrophiques.

Pouvez-vous nous expliquer pourquoi se tourner vers Debout la France et non pas vers le Rassemblement national ou Les Républicains ?
Face à l’Europe de la régression voulue par Macron, les peuples se réveillent : Pologne, Hongrie, Danemark, Finlande, Autriche, Italie… Pour la première fois, l’élection européenne va servir à quelque chose puisqu’une majorité de députés « euro-réalistes » peuvent être élus au Parlement européen. Jamais l’Europe n’a eu autant besoin de la France.

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Pourtant, la classe politique française déserte les élections européennes de mai 2019 : ni Marine Le Pen ni Laurent Wauquiez ne sont candidats, et leurs mouvements respectifs n’ont pas trouvé de tête de liste. Face à la politique eurobéate et ruineuse d’Emmanuel Macron, l’union des électeurs ne se fera pas sans leader. C’est pourquoi Nicolas Dupont-Aignan a annoncé sa candidature aux élections européennes de mai 2019. Il conduira une liste d’union composée de personnalités intègres et a fait appel à toutes celles et tous ceux d’accord sur un programme de bon sens.

Doit-on s’attendre à des alliances ?
Nous ne pouvons pas parler d’alliances au sens stricto sensu du terme. Il y a une union autour d’un programme cohérent de personnalités. Union qui est amenée à se développer dans les jours ou semaines à venir.

Quels sont les prochains rendez-vous de DLF31 ? 
La fédération s’est réunie mercredi 3 octobre à Toulouse pour sa réunion mensuelle. Sont conviés à participer à ses réunions se déroulant chaque premier mercredi du mois, l’ensemble des adhérents et sympathisants de Debout la France.

Un dernier mot ? 
Il y a un an, tous les médias annonçaient la mort de notre parti. Aujourd’hui, les adhésions affluent, le parti se structure de façon professionnelle tant sur le plan logistique que sur le plan humain. Nous sommes en ordre de marche pour nous diriger vers cette campagne électorale aux enjeux immenses pour l’avenir de notre pays. J’invite tous les Amoureux de la France à nous rejoindre afin de créer cette belle union pour une Europe utile.

Propos recueillis par Nicolas B.