Le Bastion Social vient en aide aux sinistrés de l’Aude

Le Bastion Social vient en aide aux sinistrés de l’Aude

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Bastion Social
L'équipe de militants du Bastion Social venant en aide aux sinistrés des inondations dans l'Aude, le samedi 27 octobre 2018. Crédit photo : Bastion Social
Le Bastion Social a prêté main forte aux habitants de l’Aude, touchés par les inondations, samedi 27 octobre 2018. Une nécessité pour ceux qui souhaitent défendre « les nôtres avant les autres ». 

Une délégation des sections provençales du Bastion Social (Marseille et Aix-en-Provence) se sont rendus à Villegailhenc (Aude) pour aider les sinistrés des inondations ayant touché le département la nuit du 14-15 octobre. Quinze jours après la catastrophe naturelle, la dizaine de volontaires ont déblayé, nettoyé et apporté des denrées alimentaires ainsi que du matériel de première nécessité récolté dans toutes ses sections de France. Entretien avec Valentin, président du Bastion Social.

Infos-Toulouse : Pourquoi avoir choisi de vous rendre dans l’Aude et qu’avez vous fait ?
Valentin :
Nous nous sommes rendus dans l’Aude pour apporter une aide aux sinistrés. Vu la catastrophe qui a eu lieu la solidarité s’imposait à nous, pour aider les nôtres. Il y a besoin de beaucoup d’aide, et encore beaucoup de travail pour remettre la région en état. Nous avons débarrassé les encombrants présents dans la rue. Nous avons également aidé les habitants à faire le tri chez eux, meubles, etc. Enfin une partie d’entre nous s’est rendu au centre de tri pour organiser les stock.

Bastion Social
Les militants du Bastion Social ont nettoyé les zones touchées par les inondations du 14-15 octobre, à Villegailhenc (11).

Qu’avez vous pu constater sur place ?
Sur place la situation est très dure. Les abords de la rivière sont très endommagés. De nombreuses maisons se sont écroulées, le pont principal de la ville a cédé. Plus des deux-tiers des rez-de-chaussées ont été touchés. Le village de Villegailhenc où nous étions a été particulièrement touché que ça soit matériellement (habitations, voitures…) ou humainement (trois morts dans le village sur les 14 dans la région).

Quel accueil avez vous reçu de la part des habitants et des sinistrés ?
Les habitants sont d’un courage exemplaire. Ils ne se plaignent pas et gardent le sourire. L’accueil a été excellent, le contact avec les sinistrés a été très bon. Les habitants étaient très heureux d’avoir de l’aide pour réhabiliter leurs maisons. Cependant le chemin est encore long pour que le village ne se relève de cet épreuve.

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Crédit photo : Bastion Social

Ont-ils confiance dans les aides de l’État après les promesses d’Emmanuel Macron, lundi dernier ?
J’avoue que l’on a pas eu le temps de discuter des promesses de Macron. Cependant ils sont quand même sur la réserve concernant les aident financières qu’ils toucheront. Ils sont sceptiques également envers les assurances, la procédure est longue, avec les expertises et probablement qu’ils n’auront pas une remise à niveau en l’état, notamment pour ceux qui n’avait pas assuré leur jardin. Par exemple une habitante nous a confié que son portail électrique n’était pas assuré et donc qu’elle ne serait pas indemnisée pour cela. Je pense surtout qu’ils ne se posent pas la question maintenant, mais qu’ils attendent de voir si Emmanuel Macron tient ses engagements, ou comment sera répartis l’argent.

Bastion Social « le syndicat du peuple français »

Quel rôle joue le BS dans les différentes villes dans lequel il est implanté ?
Le Bastion Social mène un combat social et politique toujours orienté dans la défense du peuple français et européen.
Nous sommes une communauté, organique et solidaire, où le bien commun prime sur l’individu, contre une société individualiste où l’Homme se perd sans racines aux services d’un capitalisme et libéralisme toujours plus agressif.
Nous sommes le syndicat du peuple Français.

Vous faites face à la répression des pouvoirs publics, comment l’expliquer ?
C’est très simple à expliquer, et logique.
Nous pointons du doigt les erreurs des gouvernements qui se sont succédés au pouvoir et leurs fautes depuis toutes ces années. Nous combattons ce système, donc le système se défend.
Comme on dit « Le chien aboie quand il a peur ».

Concrètement, en quoi on peut dire que « les autres passent avant les nôtres » aujourd’hui ?
De nouveaux exemples concret apparaissent chaque jour. L’État aujourd’hui ne sert plus le peuple Français et préfère servir d’autres intérêts.
Tous les domaines sont concernés, que ce soit, l’économie, la santé, l’emploi, l’hébergement…
À Lyon en mai 2017, des jeunes militants ont fait ce qui aurait dû être fait par l’État, à savoir réquisitionner un bâtiment inoccupé et abandonné par l’État depuis plusieurs dizaines d’années, pour y loger des Français sans toit. C’était l’acte fondateur du Bastion Social.
Pendant ce temps on continue de voir chaque jour l’État qui réquisitionne des hôtels Formule 1 où des anciennes gendarmeries, pour y loger des clandestins.
Pourquoi ne pas avoir utilisé ces bâtiments pour y relogés les milliers de SDF qui sont dans nos rues, et qui, eux, sont Français ?

Lire aussi : Toulouse. Un squat pour clandestins toléré par les pouvoirs publics

Quels sont vos projets futurs (campagnes, implantations…) ?
Nous avons plusieurs projets d’implantation dans de nouveaux secteurs, le but étant d’être présent sur tous le territoire.
Nous allons aussi lancer prochainement une nouvelle campagne avec de nouveaux modes d’action et de militantisme.
Chaque jour nous travaillons au développement de notre mouvement et de nos idées. Rendez-vous à la victoire !

Propos recueillis par N.B.