Ils squattent un gymnase pour y loger des clandestins

Ils squattent un gymnase pour y loger des clandestins

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Gymnase
Image Google du Gymnase Saint-Sernin.
Mercredi 31 octobre, des militants du Droit au Logement (DAL) ont réquisitionné le gymnase Saint-Sernin à Toulouse pour y accueillir 135 sans-abri, essentiellement des clandestins albanais. 

Le gymnase Saint-Sernin n’est plus un complexe sportif. Depuis mercredi matin, la structure accueille illégalement 135 personnes installés sur des matelas, à l’initiative de l’association Droit au Logement 31. La prise du bâtiment s’est déroulé sans incident aux alentours de 10 heures et plusieurs dizaines de bénévoles de la Ligue des droits de l’homme ou la FCPE se sont pressés pour assister les militants qui demandent « un toit pour tous ».

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Parmi cette centaine de sans-abri, 75 enfants y séjournent, dont une grande majorité sont originaires de l’Albanie. Au micro de France 3, François Piquemal, porte-parole du DAL, refuse de parler de clandestins : « Ces personnes sans domicile ne sont plus des migrants puisqu’elles sont arrivées ici et qu’elles ne migrent plus. Il faut leur trouver un toit. » Une action qui intervient dans le cadre de la campagne « Un toit pour apprendre », menée par le DAL31.

Un squat pouvant perdurer ? 

La date n’a pas été choisie au hasard. Ce 31 octobre est la veille du début de la trêve hivernale. Ainsi, jusqu’au 31 mars, les expulsions sont plus compliquées et les procédures beaucoup plus longues, malgré la réforme votée en septembre. La loi ALUR prévoit que les squatters sont également protégés par la trêve hivernale, mais le juge peut toutefois leur supprimer le bénéfice de ce sursis si « les personnes dont l’expulsion a été ordonnée sont entrées dans les lieux par voie de fait ».

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De leur côté, la mairie et la préfecture ne devraient pas tenter le coup de force mais privilégiera le dialogue avec l’association, afin de trouver un compromis. « Nous avons décidé d’occuper les lieux jusqu’à ce que des solutions pérennes soient trouvées de la part de la mairie et de la préfecture. Nous leur avons envoyé un courrier en ce sens », a prévenu François Piquemal à La Dépêche du Midi.

 

La rédaction d’Infos-Toulouse.