2 policiers blessés, 27 incendies : Halloween en Haute-Garonne

2 policiers blessés, 27 incendies : Halloween en Haute-Garonne

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La soirée d’Halloween a été plus calme que l’année précédente. Mais elle n’a pas été de tout repos pour autant. Deux policiers municipaux blessés, 27 départs de feu volontaires, une détonation, c’est le bilan de l’édition 2018. 

Si l’appel à la « purge » n’a pas été suivi à grande échelle, la soirée n’a pas été calme pour autant. Deux policiers municipaux ont été agressés par des individus se réclamant de cet appel à l’émeute, aux alentours de 2 heures du matin, jeudi 1er novembre. Masqués, ces deux individus remontaient la rue Pargaminières lorsqu’ils ont été repérés par les caméras de vidéosurveillance en train de frapper gratuitement des passants. La police municipale s’est rendue sur les lieux pour procéder à leur arrestation. D’après La Dépêche du Midi, « Tous deux se vantaient d’une purge ». Durant l’intervention des forces de l’ordre, les individus ne se sont pas laissés faire, blessant légèrement les deux agents municipaux au nez et au poignet. Les deux jeunes âgés d’une vingtaine d’années ont été placés en garde à vue.

27 incendies volontaires

Tout au long de la soirée, les pompiers de la Haute-Garonne sont intervenus 27 fois. Onze véhicules et dix-sept poubelles ont été la proie des flammes. Les départs de feu ont concernés les communes de Cugnaux, Saint-Jean, Calmont, Balma, Saint-Jory, Eaunes et Toulouse. Dans la ville rose, les principaux incidents ont eu lieu dans les quartiers des Izards, Bagatelle, les Minimes et Purpan.

Un coup de feu près de l’appartement de Mohammed Merah

Blague ou véritable menace ? Une détonation a été entendue mercredi aux alentours de 19 heures, dans la rue du Sergent-Vigné, dans le quartier Côte-Pavée. Une rue devenue tristement célèbre pour avoir abrité le terroriste Mohammed Mérah en 2012. Sur place, selon La Dépêche, une douille de 9mm a été retrouvée par les policiers. Elle correspondrait à une arme factice. Si aucun blessé n’est à déplorer, une enquête a été ouverte.

Une soirée plus calme qu’en 2017 ? 

Si les chiffres sont à la baisse par rapport à 2017, où 15 voitures avaient brûlées, l’édition 2018 a été marquée par une nouveauté : le déplacement de ces actes de délinquance dans l’agglomération toulousaine. Ainsi, pas moins de sept communes de Haute-Garonne ont connus des incendies volontaires. Mais l’intensité des incidents a été moins forte cette année. En 2017, 25 faits de violences urbaines ont été constatés à Toulouse, dont des attaques sur un bus Tisséo, des pompiers et des policiers. Des incidents qui avaient débuté à 16 heures et s’étaient terminés à 5 heures du matin.

La rédaction d’Infos-Toulouse.