Pour la mosquée As-Salam, la femme musulmane est « la plus propre »

Pour la mosquée As-Salam, la femme musulmane est « la plus propre »

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Mosquée As-Salam
Des femmes avec leurs enfants sous une burqa, à Herat,en Afghanistan. Source : Wikipédia
Dans un post daté du 23 août sur sa page Facebook, la mosquée As-Salam de la Reynerie dresse un portrait peu reluisant pour les femmes non-musulmanes. S’appuyant sur une enquête du Dr Meer Javeedulla, la femme musulmane serait « la plus propre sur terre ». 

C’est une théorie qui ferait sursauter n’importe quelle féministe. La mosquée As-Salam gérée par Hassan Idmiloud a publié sur sa page Facebook un écrit du docteur Meer Javeedulla, appartenant à une ONG caritative en Inde. Il travaille pour la promotion de la santé et l’éducation des personnes démunies. La particularité de sa publication est le sujet : la propreté de la femme musulmane. Selon lui, « la femme musulmane est la femme la plus propre sur terre ».

Des règles pour un remariage

Pour poser les bases de son « enquête », le docteur rappelle les règles islamiques pour le remariage des femmes. « Une femme divorcée doit attendre (au moins) trois périodes mensuelles et une femme dont le mari est décédé doit attendre (au moins) quatre mois et dix jours avant de pouvoir se marier de nouveau. Si elle s’avère être enceinte, sa période d’attente durera jusqu’à la naissance de l’enfant. »

La femme musulmane (pas celle en apparence) est la femme la plus propre sur terre. Une femme divorcée doit attendre…

Publiée par Mosquée As-salam de Toulouse sur Jeudi 23 août 2018

Le côté scientifique de son écrit se tient quelques lignes après. Il concerne l’empreinte du liquide du sperme de l’homme. « Il contient 62 protéines, et elle diffère d’un homme à l’autre, tout comme nos empreintes digitales. C’est comme un code personnel pour chaque homme et le corps d’une femme contient une sorte d’ordinateur où le code peut être entré. Si une femme se marie avec un autre homme immédiatement après le divorce, ou permet à d’autres codes de l’entrer, c’est comme des virus qui entrent dans l’ordinateur. Cela entraînera un déséquilibre, et cela entraînera des maladies infectieuses dangereuses. »

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Selon lui, « il a été prouvé scientifiquement que, pendant la première période menstruelle après le divorce, la femme supprime 32% à 35% de cette empreinte. Deuxième période de 67% à 72%, et la troisième période, 99,9% de l’empreinte de l’homme. L’utérus est nettoyé à partir de l’empreinte précédente après 3 périodes menstruelles, et il sera prêt à recevoir une nouvelle empreinte sans dérèglement ni blessure. »

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À travers ces résultats, il considère la pratique de la prostitution ou le fait de coucher avec plus d’une homme comme étant à risque en matière de maladies dangereuses, notamment en raison du « mélange de spermatozoïdes dans l’utérus ».

Une enquête dans deux quartiers américains

D’après le docteur Meer Javeedulla, une enquête menée par un embryologiste sur le voisinage des musulmans africainsen Amérique aurait démontré que « toutes ces femmes portaient seulement l’empreinte de leurs maris ». Dans un autre quartier de femmes non musulmanes, elles posséderaient l’empreinte de « deux à trois hommes ».

Avec cette seule enquête, à l’échelle réduite pour une hypothèse pourtant universelle, la conclusion qui en est tirée est que l’islam serait la seule religion dont les femmes « garantissent l’immunité et le maintien de la société. Par conséquent, les femmes musulmanes sont les plus propres sur terre. »

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Dans les commentaires de la publication, plusieurs internautes expriment leur scepticisme. « On doit juste vous croire sans aucune référence scientifique ? », « C’est quand même super raciste comme discours. Vous ne tolérez pas le mode de vie français ? », « C’est vraiment prendre les femmes pour des sal*pes. Votre conclusion est à l’image du reste…risible. ».

Si aucune personnalité publique ni aucun média ne s’est scandalisé de cette enquête dévalorisante pour les femmes non-musulmanes, c’est le site FdeSouche qui s’est fait lanceur d’alerte, repris par Damien Rieu, militant patriote de réagir.

Étienne Lafage.