9 novembre 1943 : Jacques Sauvegrain est fusillé par les Allemands

9 novembre 1943 : Jacques Sauvegrain est fusillé par les Allemands

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Jacques Sauvegrain, membre de l’Armée Secrète de Toulouse et du maquis Bir-Hakeim, est un des héros de la Résistance française. Le 8 novembre 1943, il est mis à mort par les Allemands, à l’âge de 22 ans.

Né le 8 octobre 1921, il est élève de mathématiques spéciales au lycée Pierre-de-Fermat à Toulouse. Aussitôt après avoir été reçu 27e à l’École polytechnique, il rejoint en août 1943 le premier noyau du maquis Bir-Hakeim, dans les monts de l’Espinouse dans l’Hérault. Ce mois-là, le maquis s’installait dans la commune de Rosis, dans l’Hérault, sur le plateau de Douch.

Le 10 septembre de la même année, le maquis fait face à une attaque de l’armée allemande, qui donne lieu au combat de Rosis. C’est la première fois dans l’histoire de la Seconde guerre mondiale que l’armée allemande affronte un maquis. Jacques Sauvegrain est blessé, il se trouve à l’arrière-garde, couvrant la fuite de ses camarades avec Henri Arlet. Grâce à ce geste, le maquis Bir Hakeim put perdurer, jusqu’à participer à la libération de Montpellier, en août 1944. Mais Sauvegrain et Arlet sont arrêtés par les Allemands qui les surprirent, pour « participation à des actes terroristes ».

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Après leur capture, les prisonniers sont amenés à l’hôpital de Béziers, puis incarcérés à Perpignan. Sauvegrain subit la torture à Perpignan, avant d’être transféré à Toulouse, où il passe de la prison militaire Furgole à la prison Saint-Michel. Jugé par le tribunal militaire pour le Sud de la France à Toulouse, il est condamné à mort le 24 octobre 1943.

Dans la prison Saint-Michel, de Toulouse, Jacques Sauvegrain est amené au poteau avec sa jambe cassée le 8 novembre 1943. Il y est fusillé. Il tombe pour la Patrie à l’âge de 22 ans.

Tract distribué à Toulouse par les Forces unies de la jeunesse à l’annonce de l’exécution de Jacques Sauvegrain et de son camarade Guyaux, qui avaient été tous deux élèves au lycée Pierre-de-Fermat de Toulouse.

Son corps n’a été découvert que le 7 septembre 1944 dans une des trois fosses communes du charnier de Bordelongue où les Allemands avaient ensevelis 28 personnes exécutés.

Jacques Sauvegrain reçut plusieurs décorations posthumes: Chevalier de la Légion d’honneur, Croix de guerre 1939-1945 avec palme, et la Médaille de la Résistance. Aujourd’hui, son nom a été attribué à une cour du lycée Pierre-de-Fermat à Toulouse et à une place dans le quartier de Lardenne.

La stèle du charnier de Bordelongue, où le nom de Jacques Sauvegrain est inscrit.

Mathieu Vergez