L’Action Française célèbre le centenaire de l’Armistice

L’Action Française célèbre le centenaire de l’Armistice

333
PARTAGER
Photo: Mathieu Vergez
L’Action Française a rendu hommage aux poilus mort pour l’honneur de la France, ce dimanche 11 novembre, au Monument aux Morts.

À l’occasion du centenaire de l’Armistice de la Première Guerre mondiale, dimanche 11 novembre, les militants de la section toulousaine d’Action Française ont déposé une gerbe sous l’arcade du monument aux morts, place François Verdier à Toulouse.

La gerbe de fleurs déposée par l’Action Française,  dimanche 11 novembre 2018, au monument aux morts. Photo: Mathieu Vergez

L’Action Française dans la Grande Guerre 

L’Action Française se rallie à l’Union Sacrée dès 1914 tout en dénonçant les industriels traitant avec l’Allemagne et en subissant des perquisitions et des enquêtes. L’audience et les tirages du journal explosent. Il passe de 40 000-50 000 exemplaires quotidiens avant-guerre, à 156 000 dès juillet 1916. De même que le prestige et la popularité du mouvement qui atteint son apogée après-guerre et durant l’entre-deux-guerres.

Lire aussi : L’Action française va reparaître dès la rentrée !

L’Action Française est influente à la chambre des Députés déjà durant le conflit. En novembre 1917, Clémenceau est nommé Président du Conseil grâce notamment au soutien constant et infaillible de l’Action Française malgré la réticence de Charles Maurras à l’égard du personnage. Daudet est d’ailleurs élu député de Paris en 1919, au sein de la fameuse Chambre « bleu horizon ».
Néanmoins, cela se fait au prix d’un fort sacrifice : la mort d’entre 2500 et 3000 camelots du Roi, souvent tombés héroïquement au champ d’honneur, dont des cadres et de nombreux espoirs prometteurs (hommes de lettres, poètes, historiens), à qui Maurras rend un hommage dans son ouvrage Tombeaux en 1921.

Les poilus de l’Action Française

Citons Octave de Barral (ami et proche de Maurras engagé volontaire en ayant insisté auprès de l’armée à cause de ses problèmes de vue et son âge), Augustin Cochin (historien de la Révolution française méconnu mais rigoureux), Léon de Montesquiou (écrivain et essayiste), ou encore Henri Lagrange (journaliste qui avait participé au cercle Proudhon).

« Une action par semaine » 

L’hommage s’est clôturé par une cérémonie de remise de « plaques blanches », sur le parvis de la cathédrale Saint-Etienne. Une cérémonie visant à récompenser les militants de l’Action Française pour leur engagement au sein du mouvement royaliste. La plupart des nouvelles recrues ont, à cette occasion, prononcé solennellement la promesse orale, contenant notamment l’engagement de la participation à au moins « une action par semaine », et se concluant par l’emblématique « Vive le Roi! » de l’AF.

Cérémonie de remise des plaques blanches de l’Action Française, le 11 novembre 2018. Photo: Mathieu Vergez

Mathieu Vergez