Le prix des péages va bondir en 2019

Le prix des péages va bondir en 2019

529
PARTAGER
Péages
Image d'illustration. Autoroute A2 - Barrière de péage de Hordain.
Un nouveau coup dur pour les automobilistes. Afin de financer un programme de travaux à 700 millions d’euros, les prix des péages autoroutiers vont subir « une hausse spécifique ».

Les tarifs des péages augmentent tous les ans au 1er février, suivant l’inflation. Mais en 2019, ces tarifs subiront un accroissement supplémentaire, compris entre 0,1% et 0,39%, afin de financer un plan de travaux à 700 millions.

Les travaux en question concernent 23 bretelles d’autoroutes et des « aménagements pour la réduction de l’empreinte environnementale ».

Lire aussi : Que se passera-t-il le 17 novembre, à Toulouse ?

Cette hausse significative viendra s’ajouter à la progression habituelle, indexée sur le taux d’évaluation des prix à la consommation (hors tabac), en application des contrats conclus entre l’État et les sociétés concessionnaires d’autoroutes (ASF, Escota, APRR et Area). Deux avenants ont d’ailleurs été publiés concernant ces majorations au Journal officiel du 8 novembre, mettant à jour ces contrats.

La privatisation des autoroutes dans le viseur

Cette augmentation des prix des péages a ravivé un sujet de débat vieux d’une douzaine d’années. La privatisation des autoroutes. En 2006, l’État a cédé plus de 9000 km (sur près de 12000) à des sociétés concessionnaires d’autoroutes. La dépense publique s’est donc désolidarisée de l’entretien, de l’exploitation et de la construction, au moins pour 25 ou 30 ans. Ces sociétés privées se rémunèrent grâce aux péages. En 2016, ces sociétés ont vu leurs bénéfices flamber de 25,2% par rapport à l’année précédente pour atteindre les 2,8 milliards d’euros, et ainsi reverser 4,7 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires (+41%).

Réduction de la vitesse sur les autoroutes toulousaines

Pour Toulouse, le changement risque de ne pas s’arrêter là. Dans le cadre d’un plan global pour améliorer la qualité de l’air dans l’agglomération, la préfecture a confirmé qu’une « réflexion sera menée au cours de l’année 2019 », dans le but de diminuer la vitesse de 130 km/h à 110 km/h sur les autoroutes menant à Toulouse. Selon ATMO Occitanie et la préfecture de Haute-Garonne, cet abaissement de vitesse sur l’ensemble des pénétrantes permettrait en moyenne « de réduire de 20% la quantité totale d’émission d’oxydes d’azote ».

Lire aussi : Quand l’État encourageait les automobilistes à privilégier le diesel

Voici les routes potentiellement concernées par cette diminution de la vitesse limite:

  • A62, entre l’échangeur de Saint-Jory et le péage de Toulouse-Nord
  • A68, entre la sortie de Gragnague et le péage de l’Union.
  • A61, entre l’échangeur de Montgiscard et le péage de Labège. Une diminution à 90 km/h le long de la zone urbaine de Labège est également à l’étude.
  • A64, entre la ville de Muret et le péage de Roques.

Mathieu Vergez