Les raisons de la demande de mise sous séquestre de l’Aquarius

Les raisons de la demande de mise sous séquestre de l’Aquarius

225
PARTAGER
Aquarius SOS Méditerranée
L'Aquarius, le navire de l'association française SOS Méditerranée qui revendique 29 000 migrants débarqués par ses soins en Europe. Crédit : Wikipédia
Selon Médecins sans frontières, la justice italienne aurait demandé que le navire humanitaire Aquarius soit placé sous séquestre, pour une affaire de traitement illégal de déchets dangereux. Le navire est actuellement toujours bloqué à Marseille.

Les autorités italiennes accusent le navire Aquarius, d’avoir déversé un total de 24 tonnes de déchets potentiellement toxiques dans les ports italiens, en les faisant passer pour des déchets classiques. Les déchets en question seraient entre autre des vêtements contaminés et des déchets sanitaires infectés notamment par la gale, le HIV, la méningite et la tuberculose.

Le navire humanitaire est affrété depuis 2016 par les ONG SOS Méditerranée et Médecins sans Frontières (MSF). Ces derniers ont annoncé dans un communiqué la demande de la justice italienne de placer le navire sous séquestre.

Lire aussi : Qui se cache derrière SOS Méditerranée, délogé par les identitaires ?

L’enquête, coordonnée par le parquet de Catane, en Sicile, concerne aussi le navire Vos Prudence, un autre navire affrété par MSF en 2017. Elle porte sur le traitement des déchets, notamment des vêtements, des restes alimentaires et des déchets sanitaires, dans les ports italiens où ces navires ont débarqué des milliers de migrants secourus en mer. Des comptes bancaires de l’ONG Médecins sans frontières ont également été placés sous séquestre.

Lire aussi : L’Aquarius subventionné par la région Occitanie

« Toutes nos opérations au port, y compris la gestion des déchets, ont toujours suivi des procédures standards. Les autorités compétentes n’ont pas contesté ces procédures ni identifié de risque pour la santé publique depuis que nous avons lancé nos activités en mer » a réagi MSF dans un communiqué.

Lire aussi : Lauren Southern piège une ONG pro-migrants aux pratiques malhonnêtes

Le directeur général de MSF en Italie, Gabriele Eminente, rédacteur du communiqué, évoque également « deux années de campagnes diffamatoires » et « d’attaques sans fondement » contre les ONG, les accusant de « complicité avec des trafiquants d’êtres humains ».

Mathieu Vergez