Un week-end en gilet jaune !

Un week-end en gilet jaune !

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gilet jaune
Si la manifestation parisienne fait les gros titres avec de multiples incidents, en Haute-Garonne la mobilisation était toujours d’ampleur, avec une ambiance plus bon enfant. 

Si d’après les chiffres du ministère de l’Intérieur le mouvement est en train de s’essouffler, les Gilets Jaunes continuent leur mobilisation. Samedi 24 novembre, c’est à Toulouse que plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées. Dans la matinée, un premier cortège d’un demi-millier de Gilets jaunes ont parcouru le centre-ville.

Une tentative de main-mise de militants de gauche déjouée

Après avoir défilé dans les rues Bayard, la place Wilson et le boulevard de Strasbourg, un moment de flottement s’est fait ressentir au dessus de la station de métro Jean-Jaurès. Un leader auto-proclamé, habillé d’autocollants de la France insoumise et du Droit Au Logement a tenté de récupérer le mouvement des Gilets jaunes à son profil. Au mégaphone, il a invité les manifestants à se rendre au rassemblement organisé par des groupuscules féministes. Sifflets et protestations parmi les Gilets jaunes qui dénoncent « une récupération politique ». Un cortège improvisé, mené essentiellement par des jeunes se lancent sur le boulevard Carnot, en direction du Monument aux morts. Un désaveu total de la récupération politique flagrante de leaders politiques et syndicaux notoires. Le défilé a rejoint la place du Capitole sous les slogans déterminés : « Toulouse populaire, Toulouse en colère », « Macron Démission » ou encore la Marseillaise.

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Dans l’après-midi, 3000 manifestants ont battu à nouveau le pavé. Le défilé s’est déroulé dans un calme relatif. La tension est montée d’un cran du côté de la gare Matabiau vers 16 heures, nécessitant une intervention policière. D’autre part, place du Capitole, des journalistes ont été exfiltrés manu militari par une cinquantaine d’individus.

En périphérie, lieu privilégié du mouvement depuis ses débuts, les actions ont toujours eu lieu, notamment avec des opérations escargots sur tout le périphérique, sur l’A62 et l’A64. Les échangeurs de Castelsarrasin et de Valence d’Agen étaient complètement bloqués.

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L’opération « péage gratuit », s’est également poursuivi. De Bruguières à Muret, en passant par Montastruc, des centaines de Gilets jaunes se sont réunis, avec fumigènes, tambours et pancartes humoristiques.

Péage de Muret

Publiée par Infos-Toulouse sur Samedi 24 novembre 2018

Et cette semaine ?

Pour la deuxième semaine de mobilisation, les actions se poursuivent, notamment au péage de Muret, où les Gilets Jaunes s’organisent pour durer le plus longtemps possible. Malgré l’intervention des forces de l’ordre ce lundi, de retour d’un déblocage à Saint-Gaudens, les occupants annoncent déjà un retour sur les lieux « au plus vite ». Ils sont aussi toujours présents sur le péage de l’Union.

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Ce lundi matin, les Gilets Jaunes occupaient toujours de nombreux échangeurs sur l’A20, l’A61, l’A62, l’A64, l’A645 et l’A66, selon Vinci Autoroutes.

À noter que les ronds-points de Fondeyre et de Lespinasse , ainsi que celui faisant face à la Socamil, tiennent toujours.

Mathieu Vergez