Z-le mag, la « valeur ajoutée » de Zentropa

Z-le mag, la « valeur ajoutée » de Zentropa

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Zentropa
Le dernier-né dans la sphère des revues patriotes est arrivé. Z propose de réunir la communauté Zentropa autour d’un format magazine. 

Disons-le clairement, le site Zentropa fût, dès sa création il y a maintenant plus de dix ans, une révolution culturelle sans précédente dans les milieux identitaires européens. En quelques années, il allait donner naissance à un style et un état d’esprit qui influencent encore aujourd’hui la jeunesse militante. Son équipe lance ce mois-ci une revue papier, « Z », que nous vous faisons découvrir.

Infos-Toulouse : Quelle est l’origine du projet « Z » ? Pourquoi lancer une revue alors que la plupart des personnes qui vous suivent utilisent internet ?
Z : Déjà la revue papier ne se substitue pas au site internet, elle vient le compléter. Nous ne délaissons nullement le net mais avons pris conscience de certaines de ses limites. La première d’entre elles est que c’est un outil aux mains de l’ennemi, via les fournisseurs d’accès, les plateformes de diffusion, les hébergeurs… Celui-ci peut donc à tout moment « couper le courant » et nous plonger dans les limbes. On voit d’ailleurs bien que la tendance du moment est à la restriction de la liberté sur le net et à une augmentation de son contrôle. Face à ce constat, nous avons donc décidé de « doubler » notre travail par une parution papier sur laquelle nous avons tout contrôle. Par ailleurs, le format papier offre également une « valeur ajoutée » par rapport au site internet : c’est un « objet » qui se conserve, se classe, offre une lecture différente (peut-être plus attentive) que le virtuel, permet aussi une diffusion d’un autre type, etc…

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Pouvez-vous revenir sur l’histoire de Zentropa ? Comment jugez-vous son impact sur l’évolution de la « mouvance » en général ?
Il est toujours délicat de jauger de sa propre action. En tentant de n’être ni trop présomptueux, ni excessivement humble, je dirais que Zentropa a eu une influence certaine en terme d’esthétique, de rupture avec des codes et des imageries désuètes, folkloriques et souvent sinistres. Je pense également que Zentropa a offert une ouverture européenne qui s’était un peu perdue dans les milieux identitaires et patriotes. Et enfin, je crois que Zentropa a également permis de remotiver et « repolitiser » un certain nombre de camarades qui, lassés notamment des querelles de chapelles, se sont davantage reconnus dans un « état d’esprit » que dans une structure militante classique…

Comment définir l’esprit « Zentropiste » ?
« Amour, Absinthe, Révolution », comme le disait l’un de nos premiers slogans ! Disons que nous considérons que c’est l’amour qui est le moteur de toute véritable radicalité (quand la haine, elle, mène à l’extrémisme nihiliste et impuissant), qu’il faut mener le combat avec sérieux, abnégation même, mais toujours dans la joie, et enfin que nous ne sommes pas là pour obtenir des réformes cosmétiques ou atteindre des places et des prébendes mais bien pour changer le système, pour refonder une société plus juste, plus digne, plus honnête et plus belle !

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Quelle place doit avoir la culture dans le combat politique pour vous ?
Centrale, évidemment. La culture est au cœur de notre identité. C’est son fondement, sa matière première, son ciment. Un combat politique qui omettrait ou minimiserait l’importance de la culture ne serait que superficiel et bancal.

Vous donner une large place à la musique dans votre premier numéro, en particulier au retour du groupe In Memoriam. Pensez-vous que l’expérience du Rock identitaire français (RIF) est un modèle dans son genre ?
Le RIF fut très certainement l’une des expériences « métapolitiques » concrètes les plus intéressantes. On est alors sorti de l’incantation, des jérémiades, des nostalgies, pour créer, produire, tenter de proposer une véritable « contre-culture » alternative à une jeunesse patriote en manque de référents propres… Les réussites ont été diverses mais ce qui est sûr c’est que les groupes issus de cette scène ont marqué les esprits de beaucoup de militants et parviennent même encore aujourd’hui à toucher de nouveaux publics…

Nouveau titre d’IN MEMORIAM« EUROPA »Extrait du nouveau CD à paraître le 22/11/2018DÉJÀ DEMAIN

Publiée par In Memoriam – Officiel sur Mercredi 14 novembre 2018

Zentropa est tourné depuis l’origine vers l’ensemble des expériences identitaires européennes, comment faire naître un nouvel état d’esprit européen à l’heure du naufrage de l’Union européenne ?
La soumission des institutions de l’UE à l’oligarchie financière mondialiste ne doit pas nous faire perdre de vue les intérêts communs de l’Europe. Un repli sur des égoïsmes nationaux et des souverainismes étriqués serait, à terme, catastrophique face à des enjeux qui doivent être affrontés au niveau continental. Pour éviter cette tentation, il faut que les militants patriotes et identitaires de tous les pays se rencontrent, se parlent, débattent, établissent des liens et des projets communs…

Pour finir, vous avez des conseils d’écoutes ou de lectures pour nos lecteurs ?
Le nouveau CD d’In Memoriam bien sûr, et sinon le livre de Lounès Darbois, Sociologie du Hardeur qui est un ouvrage décapant sur un sujet délicat. Son auteur nous a d’ailleurs accordé une entrevue qui paraîtra dans le prochain numéro de « Z ».

Propos recueillis par R. Sterling

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Contact « Z » : zentromag@gmail.com