La fièvre insurrectionnelle gagne Toulouse

La fièvre insurrectionnelle gagne Toulouse

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Le cortège marque parfois des pauses dans sa progression sur le boulevard de Strasbourg.
Retour en images sur la journée du samedi 1er décembre 2018, à Toulouse. Alors que les Gilets Jaunes inauguraient leur troisième samedi consécutif de mobilisation, des affrontements avec les forces de l’ordre ont éclatés, place Jeanne d’Arc.

Dès 10 heures, les Gilets Jaunes se sont rassemblés place Wilson, en face du métro Jean Jaurès. Ils étaient une centaine, plus un âne.

L’âne « Kiwi » se prépare à manifester
L’âne attise la curiosité des enfants…
Sur l’écriteau en carton est écrit: « Peste brune contagieuse (ne pas approcher) »

Le propriétaire de l’âne explique: « On pense à tort que l’âne est un animal bête. Ce n’est pas vrai. L’âne est un animal très intelligent, il comprend vite, et il est insoumis et têtu. Les Français sont pareils. Ils sont têtus et ils ne se laisseront pas soumettre. »

Pendant ce temps, les banderoles se dévoilent…

Vers 10h45, les Gilets Jaunes se concertent pour décider où ils se rendront et quelles actions ils mèneront. C’est finalement la gare Matabiau qui sera ciblée, à l’unanimité.

C’est à la terrasse du Starbucks de Jean Jaurès que les Gilets Jaunes toulousains décident d’aller investir la gare Matabiau.
La police est présente. Elle se charge d’arrêter la circulation pour permettre le passage des manifestants.
Les manifestants s’arrêtent un moment au carrefour du boulevard, près du métro Jean Jaurès.
« Pour le bien du peuple et du « climat » => Macron casse-toi »

11h05 – Le cortège défile une première fois sur le boulevard vers Jeanne d’Arc

Le cortège de Gilets Jaunes défile sur le boulevard de Strasbourg en direction de Jeanne d’Arc.
« Rapport du GIEC et capitalisme sont antagonistes »
Le cortège emprunte la rue Bayard, direction la gare Matabiau.
Le cortège progresse rue Bayard. « Ne nous regardez pas, rejoignez-nous! », scandent les manifestants aux badauds témoins de la scène.

11h30 – Les Gilets Jaunes arrivent devant la gare Matabiau

Les Gilets Jaunes arrivent devant la gare Matabiau.

À leur arrivée devant la gare, les Gilets Jaunes trouvent tous les accès à la gare bloqués. Visiblement, la direction de la gare a été informée de la venue des manifestants. Quelques CRS sont sur place, et déjà quelques chahut commencent au niveau des travaux en face du hall des entrées, où une bousculade a lieu. La police utilise pour la première fois du gaz lacrymogène.

12h – Les manifestants réinvestissent les boulevard

Devant l’impossibilité de bloquer la gare, les manifestants se sont repliés sur le boulevard de Strasbourg, avec l’intention de rejoindre un deuxième cortège de Gilets Jaunes, situé au niveau de la Prairie des Filtres.

Le cortège rebrousse chemin et se retrouve à nouveau sur le boulevard de Strasbourg.
Le cortège est régulièrement rejoint par des petits groupes de Gilets Jaunes venus grossir les rangs.
Les manifestants pénètrent rue Alsace-Lorraine, ils se dirigent vers Esquirol.
Les manifestants progressent sur la rue d’Alsace-Lorraine.
Les Gilets Jaunes envahissent la place Esquirol et se dirigent vers le Pont Neuf.

Pendant qu’ils occupent le carrefour du Pont-Neuf en attendant d’être rejoint par le deuxième cortège, les Gilets Jaunes ont entonné une Marseillaise.

13h – Les deux cortèges se rejoignent

Sollicité par une petite délégation de manifestants, le cortège qui se trouvait vers la Prairie des Filtres rejoint celui qui attend toujours au carrefour du Pont-Neuf.

Les deux cortèges se rejoignent sur le Pont Neuf.

Les manifestants ont aussitôt rebroussé chemin, pour remonter dans l’autre sens la rue d’Alsace-Lorraine. Sur la rue de Metz, ils ont scandé « Macron démission! ».

Les manifestants remontent la rue d’Alsace-Lorraine dans l’autre sens.
Il n’y a pas qu’au TGS où l’on peut voir de beaux déguisements…

Les Gilets Jaunes ont ensuite rejoint le boulevard de Strasbourg via la place Wilson, direction, la gare à nouveau…

Les Gilets Jaunes arpentent à nouveau le boulevard de Strasbourg
Le cortège marque parfois des pauses dans sa progression sur le boulevard de Strasbourg.

14h – Début des affrontements

Le cortège s’engage à nouveau sur la rue Bayard, en direction de la gare Matabiau.

Alors que les manifestants s’engagent à nouveau rue Bayard, ils y sont attendus par un convoi de CRS, déterminés à leur interdire l’accès de la gare. Le cortège s’est avancé et les forces de l’ordre ont commencé à user de bombes lacrymogènes pour leur interdire l’accès de la rue.

Premier manifestant blessé sur le Boulevard de Strasbourg par l’offensive policière.

Rapidement, la situation s’envenime autour de la place Jeanne d’Arc. Une partie des manifestants interprètent l’intervention des forces de l’ordre comme une provocation, et engagent un rapport de force.

Les environs de la place Jeanne d’Arc deviennent un théâtre d’affrontements entre des manifestants et les forces de l’ordre, entre tirs de projectiles et de bombes lacrymogènes. Les manifestants les plus fragiles ont trouvé refuge dans les boutiques et restaurants alentours…

Des manifestants font brûler des palettes au beau milieu du boulevard.
Les manifestants font face aux forces de l’ordre.
La fumée des lacrymogènes mêlée à celle des incendies se propagent sur tout le boulevard.

15h – Pendant ce temps…

Les manifestants les plus pacifistes se sont retrouvés place du Capitole, aux abords du marché de Noël
Place du Capitole, samedi 1er décembre 2018, vers 15h

Alors que les affrontements font toujours rage vers la place Jeanne d’Arc, les manifestants les plus pacifiques se sont repliés avec calme vers la place du Capitole.

16h – Les affrontements continuent à Jeanne d’Arc

Les affrontements se sont poursuivis jusqu’à 20h30, causant entre autres, l’arrêt total du métro à partir de 19 heures « pour des raisons de sécurité ». Le bilan établi par la préfecture fait état de 57 blessés dont 48 policiers et 9 manifestants.

Des casseurs ont profité du chaos ambiant pour s’attaquer aux vitrines de magasins de la rue d’Alsace-Lorraine.

Ce lundi, 3 décembre, c’est au tour des lycéens de se faire entendre. Une quarantaine de lycées ont été bloqués en région toulousaine, provoquant l’intervention des forces de l’ordre.

M.V.