Les événements marquants de 2018 sur Infos-Toulouse

Les événements marquants de 2018 sur Infos-Toulouse

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De Trèbes à Strasbourg, du Stadium à Moscou, du Mirail à Lespinasse, revivez les événements marquants de l’année 2018 sur Infos-Toulouse. 

Une destination insolite et non-conforme pour débuter une année. C’est la décision qu’a prise un de nos journalistes pour fêter le passage à l’année 2018. Il s’est rendu à Pyongyang, dans le pays réputé être le « plus fermé du monde », la Corée du Nord. À travers notre entretien, découvrez une autre vision de ce pays méconnu et du régime controversé, le Juche.

Du blocage de l’Université aux Gilets jaunes sur les rond-points

À Toulouse, la fièvre de la révolte s’installe dès le début de l’année au sein de l’Université Jean-Jaurès au Mirail. Des blocages sont instaurés par les syndicats étudiants et empêchent les étudiants d’assister aux cours et aux examens. Le déblocage finira par être ordonné grâce à un référé déposé par l’UNI devant le tribunal administratif. Pendant plusieurs mois les assemblées générales se sont multipliées, des agressions ont eu lieu contre des opposants au blocage. Les salles de cours ont pris des allures de squat quand des clandestins ont été invités par les militants syndicalistes.

Dans le même temps sur le périphérique toulousain, les tracteurs ont remplacé les véhicules légers et les agriculteurs ont fait une démonstration de force afin de protester contre le réaménagement européens des zones défavorisées. Plusieurs jours d’actions ont été utiles pour obtenir gain de cause.

Au printemps, ce sont les cheminots qui battent le pavé toulousain avec plus de trois mois de grèves consécutifs contre la réforme du gouvernement mettant notamment fin au statut de cheminot et ouvrant la concurrence aux sociétés privées.

Le plus spectaculaire des mouvements est apparu le 17 novembre. Parti d’un appel sur les réseaux sociaux, plus de dix milles personnes ont manifestés sur une dizaine de points de rassemblement dans le département. Un mouvement spontané et imprévisible, indépendant de partis politiques et de syndicats jouant au chat et à la souris avec les forces de l’ordre. Les Gilets jaunes sont apparus et ne faibliront pas jusqu’à la fin de l’année, réclamant dans un premier la baisse des taxes et la hausse du pouvoir d’achat, le mouvement s’est muté en revendiquant leur volonté de voir la politique se réformé notamment au travers de la mise en place du référendum d’initiative populaire. Ils occupent rond-points, Airbus, Amazone, Leclerc, la raffinerie, le périphérique, Eurocentre pendant plusieurs semaines et défilent dans les rues de Toulouse chaque samedi, donnant lieux à de violentes confrontations avec les forces de l’ordre. Un blocage partiel de l’économie qui ne plaît pas à tout le monde, malgré la popularité inédite du mouvement qui fait de Toulouse, le temps d’un week-end, la capitale de l’opposition au pouvoir en place.

Des balles de Trèbes aux propos de l’imam Tataï

Dès le mois de mars, le terrorisme a de nouveau frappé en plein cœur de l’Occitanie, à Trèbes (Aude). Quelques jours après les débats sur la loi antiterrorisme, Alexandre Mendel est revenu dans nos colonnes sur l’acte de Redouane Lakdim qui coûta la vie à trois personnes, dont le gendarme Arnaud Beltrame. Comme pour finir l’année comme elle avait commencé, c’est à Strasbourg que l’État islamique a de nouveau frappé le 11 décembre. Cherif Chekat a abattu cinq personnes sur le marché de Noël alsacien.

En juin, le plus grand édifice religieux de Toulouse a été inauguré en grande pompe par les élus, dont le maire Jean-Luc Moudenc et le président de la région Carole Delga. La mosquée d’Empalot et ses 2800 places dirigé par l’imam Mohamed Tataï est au cœur d’une polémique, les jours suivants suite à la divulgation de prêches pas vraiment dans l’esprit du vivre-ensemble.

Au printemps, les militants identitaires toulousains se sont montré plutôt efficaces dans leur campagne contre le retour des djihadistes en France. Coïncidence malheureuse, c’est au même moment que Redouane Lakdim commet ses attentats, que Génération Identitaire habille les panneaux d’entrée de la ville de Toulouse. Quelques jours plus tard, ils investiront le toit faisant face au Capitole à l’heure du conseil municipal avec une banderole géante dénonçant le retour des djihadistes sur le sol français.

Du col de l’Échelle au renoncement d’Aquarius

Au petit matin du 21 avril, plus d’une centaine de militants identitaires venus de Toulouse et des quatre coins du continent ont rétablit la frontière séparant la France et l’Italie. Un point de passage connu des passeurs et des clandestins devenu impraticables pour eux. Le but de l’action : démontrer qu’avec de la volonté et du courage, il est possible de contrôler les frontières et l’immigration.

Quelques mois plus tard, c’est à Marseille qu’une vingtaine de militants du même mouvement se retrouve et occupe les locaux de SOS Méditerranée, locataire du navire l’Aquarius, largement subventionné par la région Occitanie. Cette action est dans la continuité de la dénonciation de la complicité présumée entre l’association et les passeurs, permettant en deux ans de faire entrer sur le sol européen plusieurs dizaines de milliers de clandestins. Petite victoire, si l’association a toujours pignon sur rue dans la cité phocéenne, le bateau a dû être abandonné par ses militants.

Des Fake News à la censure

Facebook, Twitter, Youtube… Les GAFA se sont particulièrement fait remarqué cette année par une volonté de brider la liberté d’expression. Ainsi, TV Libertés a vu sa chaîne Youtube supprimée au mois de juin, Génération identitaire s’est fait clôturer ses comptes sur Facebook et Twitter, tandis que Fabrice Valéry, journaliste à France 3 Occitanie est arrivé en finale aux Bobards d’or, la cérémonie parodique organisée par Polémia, récompensant les meilleurs journalistes, « ceux qui n’hésitent pas à mentir délibérément pour servir le politiquement correct ».

Si quelques uns en doutait encore, la soirée du 4 octobre 2018 restera gravée dans l’histoire d’Infos-Toulouse. Dans son engagement à vouloir rétablir une pluralité dans le paysage médiatique toulousain, les journalistes d’Infos-Toulouse ont été les seuls à couvrir la réunion publique de la présidente de la Manif pour Tous, Ludovine de la Rochère. Un événement pas anodin, dix jours seulement après l’avis rendu par le Comité consultatif national d’éthique qui rend favorable la légalisation de la PMA. La Dépêche, Actu Toulouse, France 3, France Bleu ne se sont préoccupés que du rassemblement illégal des militants LGBT. Aucune ligne sur le déroulement de la conférence, aucun propos rapporté de la bouche de l’invité de marque. Et pour cause. Aucun journaliste, si ce n’est celui d’Infos-Toulouse, n’a daigné répondre à l’invitation de la Manif pour Tous lors de la conférence de presse, plus tôt dans l’après-midi. Pas plus lors de la réunion publique, où seule une caméra de Via Occitanie et deux journalistes d’Infos-Toulouse étaient présents sur place.

2018 en bref

Sur le terrain sportif, le Toulouse FC s’est maintenu in extremis lors des barrages. Privé de ses plus fidèles supporters après des incidents à la fin du match décisif pour le maintien contre Lille, la grogne et le manque de soutien du club envers ses supporters ont vu les violets disputer leurs derniers matchs à domicile dans une ambiance pesante. Pour vibrer, ce n’était pas au Stadium qu’il fallait se rendre mais à la Prairie des filtres pour voir l’équipe de France soulever la Coupe du monde et rapporter une seconde étoile sur leur maillot.

L’ex-chanteur du groupe Camera Silens a été condamné mercredi 6 juin par la Cour d’Assises de Toulouse à 5 ans de prison avec sursis, pour le braquage de la Brink’s, en 1988. Gilles Bertin s’était rendu lui-même à la justice, au terme d’une clandestinité qui aura duré 30 ans.

Après plusieurs années de loyaux services, Laurent Casbas a quitté ses fonctions de secrétaire départemental de Debout la France, pour se consacrer pleinement à sa fonction de délégué national à la santé. Le mouvement est désormais représenté dans la Haute-Garonne par Damien Jeanne que nous avons rencontré.

Les éditions Ring ont annoncé, lundi 24 septembre, leur séparation avec le dessinateur Marsault qui a décidé de se retirer du milieu de la BD. Papacito reste l’ambassadeur de l’Occitanie au sein des éditions Ring.

Le dernier-né dans la sphère des revues patriotes est arrivé. Z propose de réunir la communauté Zentropa autour d’un format magazine. Nous avons fait les présentations avec son rédacteur en chef.

Un militaire français est décédé au Mali, jeudi 18 octobre, lors de travaux de maintenance sur un camion logistique. Abdelatif Rafix était basé au 14e régiment d’infanterie de soutien logisitique parachutiste de Toulouse. Le soir de réveillon est l’occasion d’avoir une pensée pour les soldats en opération extérieure.

Le Bastion Social a prêté main forte aux habitants de l’Aude, touchés par les inondations, samedi 27 octobre 2018. Une nécessité pour ceux qui souhaitent défendre « les nôtres avant les autres ». Récit de cette journée d’action humanitaire.

Bonne année à tous nos lecteurs !

La rédaction d’Infos-Toulouse